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Elections européennes: 53% des électeurs pas intéressés, selon un sondage titre la presse. Mais 44% le sont….une bonne base de départ !

pdf mise en ligne :16 04 2009

CITOYENNETE EUROPEENNE > Questions institutionnelles


Concernant les thèmes d'intérêt pour les électeurs, l'économie est la principale préoccupation des personnes interrogées : 57% se disent surtout inquiets à propos du chômage, la croissance économique arrivant juste après (52%). L'inflation, le pouvoir d'achat sont cités par 40% des sondés.

L'insécurité (29%) arrive en tête des préoccupations non-économiques, devant la sécurité des approvisionnements en énergie (27%), le changement climatique (26%), l'immigration et le terrorisme (24%), la sécurité alimentaire (23%).

Cet Eurobaromètre a été réalisé auprès de 27.218 citoyens européens dans les 27 pays de l'UE, entre mi-janvier et mi-février 2009. Selon la Commission européenne et le Parlement européen, il ne faut "en aucun cas" interpréter les données du sondage comme un "quelconque taux de participation".

"En effet, à cinq mois et demi de la tenue du scrutin, les citoyens répondent toujours dans une logique d'opinion, dans un contexte hors élection", fait valoir l'UE.
 
L'important est de connaître les causes de l'abstention : plus de la moitié des européens (53%) déclarent ne pas être intéressés par le scrutin européen et seuls 16% en connaissent la date. Les raisons de ce désintérêt se trouvent dans l'ignorance du rôle des députés européens (64%) et des affaires européennes (59%). Constat qui confirme la pertinence de l'éditorial du N° 64. Il faut raconter le Parlement européen. 62% des sondés estiment que voter ne changera rien (la Bulgarie, l'Autriche, la Lettonie sont les plus sceptiques) tandis que 55% estiment que le Parlement européen ne  traite pas des préoccupations quotidiennes des citoyens européens. Ceux qui ne voteront pas parce qu'ils sont fondamentalement hostiles à la construction européenne sont 20%. Comme lors des référendums perdus, les jeunes et les femmes restent une population assez en retrait .
 
Or certes on a fait remarquer que l'intérêt pour les élections et l'information pour celles-ci grandissent à partir d'avril au fur et à mesure que les différents éléments de cette campagne deviennent visibles dans tous les pays. Il n'en reste pas moins que cette visibilité dépend de l'expérience vécue par les électeurs et de leurs souvenirs passés, or 36% des sondés ont lu ou entendu ou vu un sujet consacré au PE dans les médias nationaux. Ce déficit est le plus criant en France, au Royaume-Uni et en Italie. Certes nous sommes aussi dans une logique d'opinion et pas encore dans une logique d'opinion. Les conclusions ne doivent pas être totalement alamistes et on peut faire remarquerque les intentions de vote restent stables en comparaison avec un sondage similaire publié avant les élections européennes de 2004. Celui-ci, mené dans 15 Etats membres a conclu de façon identique (39% et  19% pour ceux qui sont certains de ne pas aller voter les autres étant certains d'aller voter).
 
Il reste vrai et indiscutable que depuis les premières élections directes le taux de participation a beaucoup baissé (45% de participation en 2004 contre 63% en 2009). Conséquence possible du contexte économique et financier, le sondage traduit aussi une baisse de confiance envers les institutions : de 51% à 45% pour le parlement européen, de 47% à 42 % pour la Commission, pourcentage qu'envieraient la plupart des chefs de gouvernement de Etats membres. L'inquiétude porte surtout sur le chômage en tête des préoccupations devant la croissance, l'inflation quant à elle régresse dans les préoccupations des sondés.
 
Synthèse analytique des résultats des sondage (FR) (EN)
Rapport Eurobaromètre (FR) (EN)
PERSPECTIVES