Une information citoyenne au service d'une identité européenne
Réactions, commentaires et débats avec des invités

Glossaire interactif des termes de l'Espace de liberté, de sécurité et de justice
Observatoire législatif de l’Espace européen de liberté, de sécurité et de justice
Veille juridique et documentaire axée sur la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne
Actualités des grands projets de l'Union européenne
Dossiers documentaires thématiques
Actualités sur le rôle de l'Union européenne dans le monde
Une information citoyenne au service d'une identité européenne

Lutte contre le terrorisme : cinquième journée européenne des victimes. Commémoration des attentats de Madrid, discrètes mais émouvantes en Espagne, réelles mais restées confidentielles dans les institutions européennes.

pdf mise en ligne :13 03 2009 ( NEA say… n° 63 )

ASILE > Eurodac

La journée entend démontrer que les actes des terroristes ne seront jamais payants et que rien ne pourra jamais les justifier. Elle entende aussi démontrer que notre solidarité ne cessera jamais.

Le 11 mars 2004, vers 7 h 40, dix bombes avaient explosé dans quatre trains de banlieue bondés d'employés de bureau, d'ouvriers ou étudiants allant vers la gare madrilène d'Atocha, plongeant l'Espagne dans un état de choc.

L'Espagne a commémoré le mercredi 11, de manière  émouvante mais discrète, le cinquième anniversaire des attentats islamistes du 11 mars 2004 à Madrid, les plus sanglants jamais commis dans le pays, ce qui a suscité des critiques parmi les familles de victimes. Ni le chef de gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero, ni le roi Juan Carlos n'ont prévu de participer à des actes commémoratifs, réduits cette année à un service minimum avec minutes de silence au Congrès et au Sénat, dépôts de gerbe et concerts à Madrid.

 

A l’occasion de cette cinquième journée européenne des victimes du terrorisme, le Parlement européen et la Commission européenne ont fait leur devoir, mais sans écho dans la presse à la différence de la commémoration espagnole qui a reçu une couverture médiatique, notamment télévisuelle, à la mesure de l’évènement. Le message proprement européen méritait un traitement par la presse un peu plus digne : la Commission européenne a exprimé sa solidarité indéfectible et sa profonde sympathie à l’égard de l’ensemble des victimes d’attentats. À l’occasion de la cinquième journée européenne des victimes du terrorisme, la Commission européenne rend hommage à celles et ceux qui ont perdu la vie lors d’attentats commis en Europe et ailleurs dans le monde, ainsi qu’aux personnes qui portent encore les cicatrices physiques et psychologiques de ces événements tragiques. La Commission européenne s’associe à la douleur des victimes, de leurs familles et de leurs proches. «Cette journée dédiée à l’ensemble des victimes d'attaques terroristes est extrêmement importante, car elle montre que notre solidarité ne cessera jamais», a souligne M. Barrot, vice-président de la Commission européenne et en charge du dossier de la lutte contre le terrorisme.

 

C’est aussi  l’occasion pour la Commission de dire une nouvelle fois qu’elle  poursuivra sa lutte contre le terrorisme, sans pour autant renoncer au respect des droits fondamentaux. «Cette journée nous fournit également l’occasion d’affirmer clairement que nul terroriste ne pourra jamais affaiblir, et encore moins anéantir, la foi profonde que nous avons dans les valeurs essentielles qui nous sont communes, comme les droits fondamentaux»,  a ajouté M. Barrot. Aujourd’hui, la journée des victimes du terrorisme démontre que les actes terroristes ne seront jamais payants, et que rien ne pourra jamais les justifier.

 

Rappelons que la justice espagnole avait condamné en octobre 2007 21 des 28 personnes accusées lors du procès fleuve qui s'était tenu entre février et juillet 2007 à Madrid, dont trois à des peines record de 40 000 ans de prison. En juillet 2008, le Tribunal suprême avait revu à la baisse ce jugement, acquittant quatre des 21 condamnés. La justice espagnole n'a jamais mis en évidence de lien matériel entre les attentats et la nébuleuse Al-Qaida, se bornant à évoquer l'action de "cellules (...) de type djihadiste".