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Dialoguer avec les citoyens demandent les députés du Parlement européen…..Invitation surprenante tant elle apparaît évidente et rabâchée depuis plusieurs années, bien avant les échecs référendaires ! Alors….

pdf mise en ligne :01 04 2009 ( NEA say… n° 64 )

CITOYENNETE EUROPEENNE > Questions institutionnelles

"Une Union européenne démocratique et transparente passe par un dialogue accru entre les citoyens et les institutions européennes mais aussi par un débat constant sur l'Europe", affirme une résolution du Parlement. En vue d'améliorer les connaissances des citoyens sur l'UE et de rétablir la confiance dans les institutions, les députés soutiennent le plan de communication de la Commission.

Le rapport d'initiative de Gyula Hegyi (PSE, HU), (FR) (EN) adopté à une large majorité par 529 voix pour, 90 voix contre et 46 abstentions, regrette qu'en dépit des efforts et des bonnes idées de la Commission, le niveau de connaissance des citoyens européens et leur intérêt pour les questions européennes ne se soit guère amélioré, ainsi que l'a malheureusement montré le référendum irlandais.
 
Ainsi les députés accueillent favorablement le Plan D de la Commission, "D comme Démocratie, Dialogue et Débat" qui propose une nouvelle stratégie axée sur le dialogue et la démocratie, appelée "Debate Europe". Ce plan a 4 missions prioritaires :
 
      -. exposer les résultats des consultations des citoyens aux décideurs politiques,

      -. mettre en place une coopération étroite entre les institutions et organes communautaires de manière à maximiser l'impact de leur communication,

      -. exploiter au mieux les initiatives communautaires actuelles telles que le programme "L'Europe pour les citoyens",

      -. poursuivre les autres actions probantes du plan D comme les débats sur Internet, la coopération entre les bureaux d'information de la Commission et du Parlement européen…

Rappelons que le Plan D existe depuis plusieurs années sans produire les effets attendus
 
Engagement des députés et cours sur l'Europe. En outre, le Parlement insiste sur la nécessité d'un plus grand engagement des députés dans le processus de communication avec les citoyens de l'UE, en particulier dans le cadre des élections européennes à venir. Elle a aussi tenu à souligner l'importance d'introduire des cours de droit européen et d'histoire de l'Europe dans les programmes scolaires de tous les États membres, de façon à renforcer les valeurs européennes.
 
Une attention particulière pour les femmes. 
Le Parlement rappelle que les femmes ont majoritairement voté "non" lors des derniers referenda sur l'Union européenne: 56 % en France, 63 % aux Pays-Bas et 56 % en Irlande. Il considère que ce vote négatif provient, entre autres, de la faible implication des institutions européennes dans les politiques qui concernent directement les femmes et qui sont à la base de l'inégalité persistante entre les hommes et les femmes, telles que les politiques en matière de conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale ou en matière d'aide aux personnes dépendantes.

D'autres points ont été soulevés :le constat que l'idée européenne trouve un écho principalement parmi les couches instruites et favorisées de la société .A cet égard rien n'a été entrepris avec succès. Une attention spécifique aux questions d'égalité hommes/femmes est fréquemment négligée. La démocratie participative implique non seulement d'écouter les citoyens, mais aussi de leur donner de réelles occasions d'influencer la politique européenne. Il existe de réels problèmes dans la mise en œuvre et l'application de la législation. La loi européenne et le citoyen européen s'ignorent mutuellement comme l'a souligné par ailleurs le rapport Lamassoure. Il convient d'associer plus étroitement des partenaires à la préparation et à la mise en œuvre des programmes opérationnels européens comme, par exemple, ceux du Fonds social européen ou les fonds structurels.

L'Année européenne du bénévolat en 2001 serait une occasion de communiquer avec les citoyens dans une Europe qui compte plus de 100 millions de bénévoles.

Dans le contexte, pourtant bien connu, de l'augmentation du nombre de ressortissants extracommunautaires et de l'émergence de sociétés multiculturelles, auxquels les immigrés ont apporté également leur contribution, il conviendrait de plus et mieux s'investir  pour les intégrer et les informer concrètement des obligations qu'implique la citoyenneté européenne. Par exemple en informant les partenariats entre les différents niveaux de pouvoir (local, régional, national) et les acteurs non gouvernementaux que sont notamment les employeurs, la société civile et les associations de migrants, les medias, les ONG d'aide aux migrants. Une intégration réussie favorisera le développement d'une conscience européenne multiculturelle fondée sur la tolérance, le dialogue et l'égalité.

Dans son exposé des motifs, le rapporteur constate que rares sont les citoyens européen qui connaissent les objectifs communs et les différentes positions des partis politique européens. C'est pourquoi elle propose de rendre  les différences entre les partis politiques européens, visibles, ce qui  aiderait les citoyens à s'identifier aux différentes conceptions de l'avenir de l'Europe.