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La discrimination à l'égard des migrants est toujours très répandue en Europe.

pdf mise en ligne :23 04 2009 ( NEA say… n° 65 )

DROITS FONDAMENTAUX > Conditions d'accueil des réfugiés

A peine le Forum de l'intégration terminée (Cf autre article dans le présent numéro), et en pleine conférence à Genève de Durban II ( cf. autre article sur Durban II dans le présent numéro) le rapport de l'Agence des droits fondamentaux (FRA) lance un pavé dans la marre. La discrimination, le harcèlement et la violence à caractère racial sont beaucoup plus répandus dans l'Union européenne que ce que les statistiques officielles indiquent.
Environ 55% des immigrés et membres de minorités interrogées soit 23 500 personnes au total, considèrent que la discrimination fondée sur l'origine ethnique est courante dans leur pays, et 37% déclarent avoir été personnellement victimes d'une discrimination au cours des 12 derniers mois selon l'enquête EU-MIDIS. Près de 12% des répondants ont fait l'objet d'un crime raciste au cours des 12 derniers mois. «  Cette enquête nous révèle l'ampleur réelle du fléau que sont le crime raciste et la discrimination dans l'UE. Les chiffres officiels du racisme ne montrent que la partie émergée de l'iceberg » a indiqué le directeur de l'Agence, Morten Kjaerum.. Un rapport spécialement dédié à la situation des Roms (FR) (EN) (cf l'information rapide de Nea say sur leur situation en République Tchèque (qui représentent une population estimée à 12 millions de personnes dans l'Union) montre que cette minorité affiche le taux le plus élevé de discrimination. Un répondant sur deux appartenant à cette minorité déclare avoir subi une discrimination au cours des 12 derniers mois. Des niveaux élevés d discrimination sont également constatés parmi les africains sub-sahariens (41%) et ceux venant d'Afrique du nord (36%). Une écrasante majorité des personnes interrogées, soit 82%, n'ont pas signalé à la police les actes dont elles ont été victimes. » Des milliers de cas de crimes à caractère racial restent invisibles. Par conséquent leurs auteurs restent impunis et leurs victimes n'obtiennent pas réparation », souligne Morten Kjaerum. Il est à espérer que les données de cette enquête fassent prendre conscience aux responsables politiques de la nécessité d'élaborer des politiques plus ciblées pour remédier à ce fléau social, a-t-il poursuivi. 
 
 L'enquête démontre aussi que près de 80% des participants ne sont pas informés de l'assistance disponible en faveur des personnes victimes de discrimination. Enfin un sentiment de résignation règne parmi les minorités et les immigrés qui se disent pu confiants dans les mécanismes de protection des victimes. En conséquence l'Agence des droits fondamentaux appellent les gouvernements de l'UE à une prise de conscience pour améliorer cette situation en favorisant la dénonciation des comportements discriminatoires et des crimes racistes en appliquant complètement les lois anti  discrimination et en informant mieux les minorités sur leurs droits.
http://http://fra.europa.eu/fraWebsite/attachments/EU-MIDIS_Techn-Report.pdf
Rapport (EN)
 
 
Questionnaire EN)