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Le vice-président de la Commission européenne veut des points d’accueil en Libye pour les demandeurs d’asile.

pdf mise en ligne :14 07 2009 ( NEA say… n° 70 )

IMMIGRATION > Conditions d'accueil des réfugiés

Le Commissaire Jacques Barrot en charge de l’immigration a annoncé à la radio Europe 1, le dimanche 12 juillet, qu’il proposerait prochainement à la Libye d’ouvrir sur son sol des bureaux d’accueil pour les personnes demandeur d’asile et bénéficiant de la protection internationale. Comme déjà annoncé à plusieurs reprises depuis plusieurs mois, il compte se rendre en Libye accompagné du haut commissaire des nations Unies pour les réfugiés, Antonio Guterres.

Dans son interview à « Europe 1 », il a précisé : « J’y apporterai une aide financière pour aider les Libyens à surveiller leurs frontières. Mais je serai très ferme en disant que la Libye doit nous aider à traquer les passeurs et les trafiquants ». Le fait de rapatrier en Libye des migrants se trouvant dans les eaux internationales, comme le fait l’Italie, ne constitue « pas la solution (…) les sauveteurs, notamment de Frontex, peuvent sauver mais ne peuvent pas refouler » a-t-il affirmé, tout en rappelant que ses services avaient demandé aux autorités italiennes des explications ainsi qu’un certain nombre d’engagements. « Il faut que j’aille m’assurer en Libye avec le HCR qu’il y a des possibilités pour les demandeurs d’asile. Il ne s’agit pas de créer des camps de rétention, mais d’ouvrir des points d’accueil pour les demandeurs d’asile ».

 Il a critiqué les pays européens qui n’agissent pas assez pour pallier certains problèmes liés aux flux migratoires lesquels constituent  après la crise économique, la prochaine crise majeure , a-t-il souligné. Il a manifesté son impatience et rappelé son slogan : il temps de passer du pacte (le pacte européen pour l’immigration et l’asile) à l’acte. « La diplomatie européenne est encore beaucoup trop lente à mettre en place une migration concertée ».. Sévère dans ses propos vis-à-vis de la Libye, il l’a été tout autant (et même plus s’agissant d’un candidat à l’adhésion) vis-à-vis de la Turquie : « Il est inadmissible que la Turque qui a su arrêter ces migrations sauvages pendant les jeux Olympiques, laisse aujourd’hui laisse tous ces petits bateaux embarquer à partir de ses côtes pour rejoindre es îles grecques » ; Cet afflux d’immigrants a de lourdes conséquences pour la Grèce qui est « littéralement submergée »  par les demandes d’asile « et donc elle instruit très mal les demandes d’asile » a regretté le commissaire et il a poursuivi : « il faudra bien essayer de faire en sorte que certaines demandes puissent bien être instruites dans un autre Etat membre où les demandeurs ont de la famille ».Il a fait allusion à ses propositions de modification de la Convention de Dublin, ce qui va être difficile, a-t-il reconnu, parce que certains Etats « mettent tous les freins possibles et imaginables » pour que cette réforme ne passe pas. Rappelant les propositions de la Commission concernant le changement de Règle de Dublin et les améliorations proposées pour améliorer l’accueil, Jacques Barrot a annoncé qu’il présenterait en septembre une proposition sur l’harmonisation des procédures d’instruction des demandeurs d’asile dans l’Union européenne.