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Corruption : elle ne faiblit pas aux yeux des Européens. Bilan peu flatteur mais disparate. Combien de temps va durer ce laissez-faire indulgent (« Begnin Neglect » ?

pdf mise en ligne :05 05 2010 ( NEA say… n° 87 )

COOPERATION INTERNATIONALE > Lutte contre la corruption

Une fois de plus Nea Say et Eulogos parlent de corruption, ils ne le feront jamais assez. L’actualité les y pousse aussi et la lutte contre la corruption  reste un défi majeur pour les 27 Etats membres de l’UE comme le révèlent les études de Transparency International, (Daniel Lebègue) l’Institut des Relations et stratégiques (Paul Verluise pour l’IRIS) et l’Eurobarométre de la Commission européenne. La France vient d’être condamnée à 630 millions d’euro d’amende par la cour d’arbitrage de la Chambre de Commerce Internationale. Une note douloureuse pour le contribuable français par ces temps difficiles. Ne parlons pas de la Grèce…

L’évolution de l’indice de Transparency International sur la perception de la corruption  dans les 27 États membres entre 2004 et 2009 montre  que neuf des treize pays les plus corrompus de l’UE sont de nouveaux États membres. Mais que la situation s’est dégradée dans douze anciens États membres. 95 % des Grecs considèrent que la corruption est «un problème majeur dans leur pays»

 En 2009, la Grèce a ainsi rejoint la Roumanie et la Bulgarie en queue de peloton des pays corrompus, avec un indice de 3,8 en 2009.  La fraude fiscale reste un sport national en Grèce. Selon le gouvernement, elle coûterait 20 milliards d’euros, soit la moitié du déficit public annuel , ajoute Daniel Lebègue, qui précise que les mesures de lutte contre la fraude prises par le nouveau gouvernement ont le soutien de l’opinion publique. Selon l’Eurobaromètre, 95 % des Grecs considèrent que la corruption est « un problème majeur dans leur pays », mais également « au sein des institutions européennes », contre 80 % en moyenne pour l’ensemble des Européens.

L’Italie, pays fondateurs de l’Europe, est à peine mieux placée, avec un indice de 4,3 en 2009, ce qui la situe derrière la Lettonie, la Slovaquie, la République tchèque, la Pologne, la Hongrie, Malte, le Portugal et l’Espagne. Cependant, à la différence de la Grèce ou de l’Italie, la perception de la corruption s’est améliorée en Pologne (+ 1,5 entre 2004 et 2009), ainsi que dans la plupart des nouveaux entrants, à l’exception de la Bulgarie. Preuve, selon les intervenants, que la corruption peut être combattue quand un État mobilise des moyens de contrôle et de répression à cette fin.

Cette conclusion pourrait aussi s’appliquer à certains États se situant au-dessus de la moyenne européenne, qui s’établit à 6,4 en 2009, situant l’UE derrière le Canada (8,7) ou les États-Unis (7,5) et devant la Chine (3,6) ou la Russie (2,2).
Si les meilleurs élèves européens restent les pays du Nord (Danemark, Suède, Pays-Bas), on  constate en effet que l’indice s’est dégradé au Royaume-Uni (– 0,9), en Finlande (– 0,8), en Belgique (– 0,4), au Luxembourg, au Danemark, en Allemagne ou encore en France (– 0,2). Avec un indice de 6,9 en 2009, la France  se place juste devant l’Estonie et la Slovénie.