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Torture : George W Bush confirme dans ses mémoires avoir autorisé l’usage du « Waterboarding » sur les détenus de Guantanamo.

pdf mise en ligne :05 11 2010 ( NEA say… n° 97 )

DROITS FONDAMENTAUX > Lutte contre le terrorisme

Nea Say a tenu la chronique du waterboarding, variante de ce que l’on a appelé pendant la guerre d’Algérie, le supplice de la baignoire, simulations répétées de noyade. Le lecteur peut s’y reporter. Pour George W Bush, cette technique controversée a permis d'obtenir des informations qui ont permis d'empêcher d'autres attaques, après celle du 11 septembre 2001...«Damn right!» («Et comment!»). Telle fut la réponse de George W. Bush quand des agents de la CIA lui au demandé s'ils pouvaient utiliser le waterboarding ) sur Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme le cerveau des attentats du 11-Septembre.

Nea Say a tenu la chronique du waterboarding, variante de ce que l’on a appelé pendant la guerre d’Algérie, le supplice de la baignoire, simulations répétées de noyade. Le lecteur peut s’y reporter. Pour George W Bush, cette technique controversée a permis d'obtenir des informations qui ont permis d'empêcher d'autres attaques, après celle du 11 septembre 2001...«Damn right!» («Et comment!»). Telle fut la réponse de George W. Bush quand des agents de la CIA lui au demandé s'ils pouvaient utiliser le waterboarding ) sur Khalid Cheikh Mohammed, considéré comme le cerveau des attentats du 11-Septembre.

Dans ses mémoires , l'ancien président reconnaît pour la première fois avoir donné personnellement son accord sur l'emploi de cette méthode controversée. Son vice-président, Dick Cheney, avait, lui reconnu en avoir été un fervent supporter. Cette simulation de noyade, qui consiste à faire suffoquer la victime, est condamnée comme un acte de torture par les organisations de défense des droits, celles-ci estimant qu'elle viole les Conventions de Genève sur le traitement des prisonniers. Dans ses mémoires, Decision Points, dont Reuters a obtenu un exemplaire, George Bush défend cette pratique et affirme que l'autoriser était nécessaire pour éviter une répétition des attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. Il précise que cette technique controversée n'a été utilisée que contre trois détenus et a permis d'obtenir des informations qui ont empêché d'autres attaques.

En revanche, Bush indique avoir interdit le recours à deux «techniques» d'interrogatoire - qu'il ne décrit pas mais qui avaient été jugées légales par les juristes –car elles allaient selon lui beaucoup trop loin. Mais il avait bien approuvé les simulations de noyade. Il rejette toujours l'emploi du mot «torture» pour le waterboarding. «Il ne fait aucun doute que c'était quelque chose de dur mais les experts médicaux affirmaient que cela ne causait pas de séquelles durables», ajoute l'ex-président.

Il affirme que les méthodes utilisées 183fois contre Khalid Cheikh Mohammed se sont révélées «hautement efficaces». Abou Zoubaïdah, un autre militant, a, selon lui, livré de nombreuses informations sur la structure d'Al Qaïda et sur l'endroit où se trouvait Ramzi ben al Chibh, qu'il présente comme le responsable de la préparation logistique des attentats du 11-Septembre.

Dans son livre Comment briser un terroriste, l'ex-interrogateur en Irak Matthew Alexander dénonce pourtant de telles méthodes, «inefficaces» selon lui, comme le rapporte « 20 Minutes ». Opinion partagée par beaucoup d’analystes et rapportée par Nea Say. Obama comme la secrétaire d’Etat à l’intérieur, Janet Napolitano, ont régulièrement signalé que la torture et les mauvis traitement sont les principaux sergents recruteurs du terrorisme. Barack Obama, a, lui, interdit cette pratique du peu après son arrivée à la Maison blanche début 2009.

Reste une question: avec de tels aveux, George W. Bush prend-il le risque d'éventuelles poursuites? «Techniquement, oui», explique un juriste dans le Washington Post http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2010/11/03/AR2010110308082.html. «Mais dans les faits, si Bush fait ces confidences, c'est qu'il s'estime intouchable, sans doute à juste titre.»