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Résultats du dernier Eurobaromètre (mai 2006)

pdf mise en ligne :24 05 2006 ( NEA say… n° 13 )

LIBRE CIRCULATION DES PERSONNES > Droit de séjour

Cette enquête Eurobaromètre, prévue dans le plan D (D comme Démocratie, Dialogue et Débat) a permis de prendre le pouls des citoyens au cours des trois derniers mois. Les résultats ont été utilisés tout particulièrement par la Commission pour son document de réflexion sur la "période de réflexion" envoyé au Conseil européen qui se réunira les 15 et 16 juin prochains.
L’Union européenne véhicule une image de modernité et de démocratie pour une large majorité de répondants (67%). L’Union européenne est également perçue, mais dans une moindre mesure, comme protectrice (54%). Si les trois dimensions positives présentées aux personnes interrogées arrivent en tête de ce classement, près d’un citoyen sur deux (49%) estime tout de même que le terme "technocratique" s’applique bien à l’Union européenne et 43% des répondants considèrent que l’Union peut être qualifiée d’inefficace.

Le jugement sur l’appartenance de son pays à l’Union européenne constitue le premier véritable indicateur du bilan de la construction européenne. Il s’agit là d’une question posée d’une manière systématique: les résultats obtenus pour cette enquête confirment la mesure effectuée en octobre 2005 et se rapprochent de ceux observés depuis deux ans. Depuis 1995, on enregistre une assez grande stabilité des résultats sur cette dimension: environ 50% des citoyens de l’Union considèrent que l’appartenance de leur pays à l’Union européenne est une bonne chose contre un sixième qui exprime une opinion opposée.

Afin d’évaluer la performance de l’Union dans différents domaines, les personnes interrogées étaient invitées à donner leur évaluation en utilisant une échelle graduée de 1 à 10. Sur les quinze dimensions testées, seules quatre d’entre elles recueillent un score moyen supérieur à 5.5: il s’agit de la coopération en matière de recherche (5.8), de la protection des droits de l’homme (5.7), de l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes (5.6) et de la promotion de la démocratie et de la paix dans le monde (5.6). Un deuxième groupe de politiques suit avec six dimensions pour lesquelles les jugements varient entre 5.2 et 5.5. Ces politiques concernent essentiellement deux domaines de préoccupation majeure des citoyens: d’une part la sécurité (lutte contre le terrorisme et la criminalité, prévention des problèmes de santé, sécurité alimentaire) et d’autre part les enjeux environnementaux (protection de l’environnement et continuité de l’approvisionnement énergétique).

Pour treize politiques distinctes, les répondants devaient indiquer si plus ou moins de décisions devraient être prises au niveau européen à l’avenir. Les résultats obtenus donnent une assez bonne vision de ce que devrait être, dans l’idéal et selon les citoyens européens, le niveau d’intervention de l’Union. Les conclusions liées aux résultats de cette question ne tiennent pas compte des compétences réelles de l’Union dans chacun des domaines testés. Premier constat, le solde entre les réponses "Plus de prises de décision au niveau européen" et "Moins de prises de décision au niveau européen" est toujours positif. En d’autres termes, les citoyens s’expriment pour une plus grande prise de décisions au niveau européen pour toutes les dimensions testées. Même dans les domaines où l’Union est considérée comme relativement faible (la lutte contre le chômage, la protection des droits sociaux, la croissance économique, par exemple), l’échelon européen reste séduisant. La lutte contre le terrorisme remporte un score de 80%, la lutte contre le crime organisé 75%, la promotion de la démocratie et de la paix dans le monde 77%, l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes 65%.

Les politiques pour lesquelles  l’Union "devrait faire mieux": les études montrent régulièrement que les questions sécuritaires et environnementales dépassent les frontières géographiques des Etats membres. En matière de terrorisme, de lutte contre le crime organisé, de santé et d’environnement, la demande pour plus d’Europe est presque perçue comme "allant de soi" pour une majorité de répondants. Les jugements liés à la performance de l’Union dans ces domaines restent pourtant relativement négatifs ou modérés. Aux yeux des personnes interrogées, l’Union pourrait certainement faire plus d’efforts sur ces points précis. En ce qui concerne les politiques pour lesquelles l’Union "pourrait faire encore plus": il s’agit des domaines pour lesquels la performance de l’Union est jugée positivement: la coopération en matière de recherche et d’innovation, l’égalité de traitement entre les hommes et les femmes et la promotion de la démocratie et de la paix dans le monde. Dans ces domaines précis, l’Union ne doit pas relâcher ses efforts mais au contraire continuer dans cette voie.

En conclusion, les thèmes qui ont la vedette au sein de l’Espace de Liberté, Sécurité et justice sont bien perçus par l’opinion publique qui reste cependant exigeante: ils attendent plus d’Europe. On note aussi un optimisme plus marqué quant à la manière dont les choses évoluent au niveau européen et le sentiment que tout n’a pas encore été essayé au niveau européen domine. Les répondants sont dans leur majorité favorables à plus de décisions au niveau européen.

Le fait que l’Union européenne soit associée spontanément à des concepts tels que "la coopération, l’unité, l’égalité, les décisions et règles communes, la législation" montre à quel point il semble plus judicieux de collaborer au niveau européen pour trouver des solutions communes à des problèmes qui touchent l’ensemble des Etats membres. L’appartenance de son pays à l’Union est positive, mais des critiques émergent.


Eurobaromètre Spécial sur l’Avenir de l’Europe, Sondages en février-mars 2006, Rapports en mai 2006.
Communiqué de presse

► Communication de la Commission au Conseil européen "Un projet pour les citoyens - Produire des résultats pour l’Europe", COM (2006) 211 du 10 mai 2006. (pdf) 

► Communication de la Commission au Conseil européen "Période de réflexion et Plan D", COM (2006) 212 du 10 mai 2006. (pdf)