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Prisons secrètes américaines : un nouvel  épisode non prévu par les enquêtes du Conseil de l’Europe ou du Parlement européen. Des médecins ont participé aux tortures.

pdf mise en ligne :10 01 2011 ( NEA say… n° 101 )

DROITS FONDAMENTAUX > Lutte contre la torture

 Des médecins américains ont participé à des tortures et à des expérimentations dans les prisons secrètes : la revue Science publie l’enquête  révèle les pratiques dévoyées. Pour la première fois, une revue scientifique de grand renom a publié, le 7 janvier, un article sur la participation de personnels médicaux aux tortures pratiquées dans les prisons spéciales mises en place par les autorités américaines dans le cadre de la «  guerre au terrorisme « .

 Des médecins américains ont participé à des tortures et à des expérimentations dans les prisons secrètes : la revue Science publie l’enquête  révèle les pratiques dévoyées. Pour la première fois, une revue scientifique de grand renom a publié, le 7 janvier, un article sur la participation de personnels médicaux aux tortures pratiquées dans les prisons spéciales mises en place par les autorités américaines dans le cadre de la «  guerre au terrorisme « .

Sous le titre «  De la mauvaise science utilisée pour soutenir la torture et les expérimentations sur des humains », (« Bad Science used to Support Torture and Human Experimentation ») Vincent Iacopino, Scott Allen et Allen Keller, trois médecins et enseignants dans des écoles de médecine universitaires (et pour les deux premiers membres de l’association Médecins pour les droits de l’homme, PHR), confirment à l’issue d’une étude que des médecins étaient présents lors de la mise en oeuvre sur des détenus de «  techniques d’interrogation renforcées «  (EIT, pour enhanced interrogation techniques). Ces tortures étaient autorisées, en particulier depuis l’adoption d’un avis juridique signé le 1er août 2002 par Jay Bybee, vice-ministre de la justice de l’administration Bush, lequel validait et codifiait l’usage des EIT comme «  sans danger, légales et efficaces ». Ce «  mémo » et d’autres, écrivent-ils, ont «  rendu possible la complicité de scientifiques et de professionnels de la santé » avec des actes manifestement contraires au droit international.

Ces scientifiques, «  utilisés pour justifier la torture », concluent-ils, se sont fourvoyés en acceptant de mettre leurs connaissances à la disposition de ceux qui entendaient démontrer que la torture était admissible et légale. Ce faisant, ils ont aussi bien contrevenu à leur «  rôle fondamental «  - soigner - que «  violé l’éthique la plus basique de la médecine «  le serment d’Hippocrate, Primum, non nocere (« D’abord, ne pas faire de mal »).

Résumé de l’étude http://www.sciencemag.org/content/331/6013/34.summary

Adresse du site de Science http://www.sciencemag.org/content/331/6013/34.citation