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Journalistes turcs inculpés : le Conseil de l'Europe veut un examen rapide. Mais c’est contre le Parlement européen que le premier ministre Erdogan s’est emporté

pdf mise en ligne :15 03 2011 ( NEA say… n° 104 )

DROITS FONDAMENTAUX > Droit à l'information

Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland, a demandé au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan un examen rapide du cas de journalistes inculpés dans le cadre d'une enquête sur un complot présumé. « J'ai demandé à M. Erdogan que l'accusation soit clarifiée aussi rapidement que possible et dans une totale transparence", a indiqué M. Jagland à l'AFP au lendemain de son appel téléphonique au chef du gouvernement turc."La perception générale en Europe est que les journalistes inquiétés par la justice sont détenus parce qu'ils ont été critiques envers le gouvernement", a fait savoir M. Jagland à son interlocuteur.

Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland, a demandé au Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan un examen rapide du cas de journalistes inculpés dans le cadre d'une enquête sur un complot présumé. « J'ai demandé à M. Erdogan que l'accusation soit clarifiée aussi rapidement que possible et dans une totale transparence", a indiqué M. Jagland à l'AFP au lendemain de son appel téléphonique au chef du gouvernement turc."La perception générale en Europe est que les journalistes inquiétés par la justice sont détenus parce qu'ils ont été critiques envers le gouvernement", a fait savoir M. Jagland à son interlocuteur.

Selon le secrétaire général, M. Erdogan est d'accord pour un examen rapide et dans la transparence des cas soulevés, mais il a tenu à expliquer que "cela n'a rien à voir avec le fait qu'ils aient pu critiquer le gouvernement". "J'ai insisté pour que ces cas soient traités conformément aux principes de la Convention européenne des droits de l'homme et de la jurisprudence de sa Cour (CEDH)", a encore déclaré M. Jagland qui a rappelé le droit à la liberté d'expression et de la presse.

Le Premier ministre s'était défendu mardi à Ankara de toute volonté de museler la presse, alors que plusieurs journalistes ont été inculpés et certains incarcérés dans le cadre d'un complot présumé contre le régime, provoquant des réactions en Turquie et à l'étranger.

"C'est une décision de justice", avait ajouté M. Erdogan, accusant l'opposition et une partie de la presse de mener une campagne de dénigrement à l'encontre de son parti avant les élections législatives du 12 juin, au cours desquelles il brigue un troisième mandat. M. Erdogan s’est emporté contre le Parlement européen qui venait de débattre largement du cas turc (cf. autre information)L'Union européenne (plus particulièrement le commissaire Fülle), les Etats-Unis et les organisations internationales avaient rapidement fait part de leur préoccupation quant à la liberté d'opinion en Turquie où six journalistes et un universitaire sont actuellement inculpés dans le cadre d'un prétendu complot.

Rappelons que le Conseil de l'Europe est ce semestre sous la présidence de la Turquie et le président de son Assemblée parlementaire (APCE), Mevlüt Çavusoglu, est également turc. Rappelons également que le Parlement européen vient de demander au Conseil de l’Europe en liaison avec l’Agence européenne des droits fondamentaux de faire une étude de « facts finding » sur ka situation des médias en Europe sur le plan juridique en matière d’indépendance et de pluralisme.