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Le Haut commissariat aux droits de l’homme, Mme Navi  Pillay, critique la France et l’Italie pour leur rhétorique à l’égard des migrants

pdf mise en ligne :31 05 2011 ( NEA say… n° 109 )

DROITS FONDAMENTAUX > Conditions d'accueil des réfugiés

La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a critiqué, lundi 30 mai, la "rhétorique mise en place ces derniers mois, en particulier en Italie et en France" tendant à dépeindre les migrants "comme un fardeau dont il conviendrait de se décharger sur d'autres". Dans son discours à l'ouverture de la 17e session du Conseil des droits de l'homme, la responsable onusienne a évoqué les récents événements en Afrique du Nord, "qui une fois de plus ont démontré la vulnérabilité des migrants" qui sont "soumis à la violence et la discrimination". Ce n’est pas la première fois que ce n’est pas seulement les actes, les pratiques qui sont condamnées mais aussi et surtout la rhétorique qui les accompagne: la résolution du Parlement européen votée à l’automne dernier suite aux évènements de l’été concernant le traitement de Roms en France pointait du doigt cette rhétorique qui , à tout prendre, faisait plus de dégats dans les esprits et les mentalités, que les expulsions et éloignements aussi condamnables et contraires au droit soient-ils.

La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Navi Pillay, a critiqué, lundi 30 mai, la "rhétorique mise en place ces derniers mois, en particulier en Italie et en France" tendant à dépeindre les migrants "comme un fardeau dont il conviendrait de se décharger sur d'autres". Dans son discours à l'ouverture de la 17e session du Conseil des droits de l'homme, la responsable onusienne a évoqué les récents événements en Afrique du Nord, "qui une fois de plus ont démontré la vulnérabilité des migrants" qui sont "soumis à la violence et la discrimination". Ce n’est pas la première fois que ce n’est pas seulement les actes, les pratiques qui sont condamnées mais aussi et surtout la rhétorique qui les accompagne: la résolution du Parlement européen votée à l’automne dernier suite aux évènements de l’été concernant le traitement de Roms en France pointait du doigt cette rhétorique qui , à tout prendre, faisait plus de dégats dans les esprits et les mentalités, que les expulsions et éloignements aussi condamnables et contraires au droit soient-ils.

Elle a pris bonne note des engagements pris par les autorités européennes de faire la lumière sur ces bateaux qui auraient disparus ayant fait naufrage, sans que l’on sache très précisément dans quelles circonstances. Ce ne sont pas seulement des personnes qui meurent mais c’est aussi notre honneur qui fait naufrage et sombre notre conception des droits de l’homme.

Elle s'est par ailleurs élevée contre la "réponse réflexe" mise en place "dans l'espace Schengen en général et dans certains pays particuliers comme le Danemark", qui a annoncé récemment sa décision de rétablir des contrôles douaniers permanents à ses frontières nationales. Cette "réponse à la crise actuelle ne répond pas au vrai défi de travailler ensemble pour assurer le respect de tous les droits des personnes, où qu'elles se trouvent et quelle que soit la manière dont elles sont arrivées" a-t-elle dit."Il est important de rappeler que la charge d'accueillir les migrants, les réfugiés et les autres personnes déplacées fuyant les troubles en Afrique du Nord continue d'affecter de manière disproportionnée les pays de la région", a ajouté Navi Pillay. La Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a estimé qu'il était "temps que tous les pays affrontant ces défis, dont les pays de l'Union européenne, apportent un soutien efficace dans le respect de leurs obligations internationales".

 

Texte intégral du discours (EN) http://www.ohchr.org/en/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=11075&LangID=e