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Immigration illégale : une filière chinoise démantelée. D’une ampleur inédite, l’opération a été menée en liaison avec l’agence européenne EUROPOL

pdf mise en ligne :28 06 2011 ( NEA say… n° 110 )

COOPERATION POLICIERE ET JUDICIAIRE > Lutte contre l'immigration illégale

 A l’origine un contrôle de police à la frontière franco-allemande en mars 2009. Une filière chinoise d'immigration illégale vers la France, le Portugal et la Grande-Bretagne a été démantelée par les polices spécialisées des trois pays, qui ont interpellé dix-sept personnes, a-t-on appris mardi 28 juin.

 A l’origine un contrôle de police à la frontière franco-allemande en mars 2009. Une filière chinoise d'immigration illégale vers la France, le Portugal et la Grande-Bretagne a été démantelée par les polices spécialisées des trois pays, qui ont interpellé dix-sept personnes, a-t-on appris mardi 28 juin.

L'office spécialisé de la police aux frontières (PAF), saisi d'une commission rogatoire d'une juge parisienne, enquêtait depuis avril 2010 sur une filière qui achemine des ressortissants chinois vers l'Europe, particulièrement la France, le Portugal et l'Angleterre. Les migrants, moyennant le versement d'une somme de 11 000 euros, arrivaient par avion de Chine et demandaient l'asile politique.

Dès que leur démarche était accomplie, ils étaient pris en charge par l'équipe française de la filière. Là, soit ils étaient acheminés, dans des camions conduits par des chauffeurs roumains, à destination de l'Angleterre, non sans avoir versé "de 3 000 à 4 000 euros" selon la police. Ou bien ils étaient conduits au Portugal, où une autre équipe leur fournissait, "contre 5 000 euros", de faux certificats qui leur permettaient de se faire délivrer de vrais papiers par les autorités de ce pays.

Une première vague d'interpellations a été conduite le 14 juin, aboutissant à l'arrestation de six personnes à Paris, dans les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. Quatre d'entre elles ont été présentées au parquet, dont trois ont été écrouées. Dans le même temps, six autres ont été interpellées au Portugal, tandis que, trois jours plus tard, la police britannique arrêtait une treizième personne grâce à un mandat d'arrêt européen. Enfin, mardi, la PAF a interpellé quatre autres membres de la filière, qui ont été placés en garde à vue.

Cette affaire, d'une "ampleur inégalée au niveau européen en matière de filières chinoises depuis des années", selon la police, a été menée avec l'appui d'Europol.