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Kossovo : trafics d’organes  

pdf mise en ligne :07 10 2011 ( NEA say… n° 113 )

DROITS FONDAMENTAUX > Droit à l'intégrité de la personne

Nea say a raconté dans le détail la génèse de cette sordide affaire. Sept personnes, pour la plupart des médecins, accusées d'avoir participé à un trafic et des transplantations illégales d'organes dans une clinique de Pristina, ont comparu mardi 4 octobre devant un tribunal, a annoncé la Mission européenne de justice au Kosovo (Eulex).Les sept inculpés sont accusés d'un ou davantage (délits) de trafics de personnes, criminalité organisée, exercice illégal de l'activité médicale et d'avoir outrepassé leurs fonctions, a précisé Eulex dans un communiqué.

Nea say a raconté dans le détail la génèse de cette sordide affaire. Sept personnes, pour la plupart des médecins, accusées d'avoir participé à un trafic et des transplantations illégales d'organes dans une clinique de Pristina, ont comparu mardi 4 octobre devant un tribunal, a annoncé la Mission européenne de justice au Kosovo (Eulex).Les sept inculpés sont accusés d'un ou davantage (délits) de trafics de personnes, criminalité organisée, exercice illégal de l'activité médicale et d'avoir outrepassé leurs fonctions, a précisé Eulex dans un communiqué.

 

Ils ont tous plaidé non coupables, selon la même source. Le tribunal est composé de deux juges européens et d'un juge kosovar. L'énoncé des charges contre les prévenus a été lu par le Procureur européen Jonathan Ratel. Un témoin protégé est attendu  devant le tribunal, a précisé Eulex. L'établissement visé est la clinique Medicus à Pristina, qui avait été fermée en 2008 à la suite d'une enquête policière. Des enquêteurs avaient été alertés par le malaise à l'aéroport de Pristina d'un ressortissant turc, dont un rein venait d'être transplanté à la clinique Medicus sur un ressortissant israélien.

 

Parmi les accusés figurent l'ancien secrétaire kosovar de la Santé, Ilir Rrecaj, pour avoir fourni une licence à la clinique alors que la loi au Kosovo interdit les transplantations d'organes, ainsi que Lutfi Dervishi, un urologue de renom à Pristina. Lutfi Dervishi, urologue à l'hôpital de l'université de Pristina, aurait mis au point les activités illégales de la clinique. Son fils, propriétaire de la clinique située en banlieue de Pristina, a également été inculpé.

Selon l'acte d'accusation, les victimes qui donnaient leurs organes étaient recrutées dans des régions déshéritées de l'Europe orientale et d'Asie centrale. Ils se voyaient promettre quelque 15.000 euros alors que les receveurs devaient payer chacun jusqu'à 100.000 euros.

 

Un médecin turc, le Dr Yusuf Ercin Sönmez, surnommé le Dr Frankenstein turc par la presse de son pays, est également mis en cause dans l'affaire de la clinique Medicus. Un procureur turc a réclamé la semaine dernière jusqu'à 171 ans de prison à son encontre pour avoir procédé à au moins onze ablations de reins sur des patients à la clinique Medicus, des organes pour la plupart destinés à des malades souffrant d'insuffisance rénale en Israël. Un ressortissant israélien, Moshe Harel, est en outre visé et aurait servi d'intermédiaire entre donneurs et receveurs. Le procureur turc a également requis à son encontre 171 ans.

 

Interpol a émis un mandat d'arrêt international à l'encontre des deux hommes.

 

Dans un rapport publié en décembre 2010 consacré à un trafic d'organes présumé perpétré par les maquisards kosovars albanais pendant la guerre contre Belgrade, en 1998-1999,le parlementaire du Conseil de l'Europe bien connu, Dick Marty, avait établi un parallèle avec le cas contemporain de la clinique Medicus. Selon Dick Marty, d'anciens dirigeants des maquisards kosovars, parmi lesquels Hashim Thaci, l'actuel Premier ministre du Kosovo, étaient impliqués dans ce trafic d'organes présumé à la fin des années 90, et qui se serait produit sur le territoire albanais. Ses victimes en auraient été principalement des prisonniers serbes et les organes prélevés écoulés ensuite sur le marché international.

 

Hashim Thaci a fermement démenti les accusations contenues dans le rapport Marty. Eulex a annoncé fin août avoir nommé un procureur américain, John Clint Williamson, pour mener l'enquête sur les accusations portées dans le rapport Marty.

 

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