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Britain rejects UN criticism of terrorism bill

pdf mise en ligne :08 01 2006 ( NEA say… n° 01 )

ASILE > Eurodac

Britain rejected United Nations concerns that its planned anti-terrorism laws could violate basic rights and set a worrying precedent. Replying to criticism from UN Commissioner for Human Rights Louise ARBOUR, the government said its Terrorism Bill was a “proportionate and necessary response” to the threat.
ARBOUR’s comments, in a letter to the government dated Nov. 28, could give ammunition to opponents of the proposals. The bill, which would outlaw incitement to terrorism and extend the period suspects can be held without charge, is being scrutinised by the House of Lords after receiving a rough ride in the House of Commons. ARBOUR said a number of clauses could violate Britain’s obligations under international human rights treaties. “I fear that certain provisions of this bill could pose grave challenges to effective human rights protection and set worrying precedents in the global struggle against terrorism”, she wrote. The terrorism legislation dealt Tony BLAIR his first major parliamentary defeat in November when lawmakers rejected government plans to extend the period over which police can hold terrorism suspects without charge to 90 days from 14. The House of Commons voted to extend the period to 28 days ( in France: 4 to 6 days). But despite the shorter time, ARBOUR said she was “gravely concerned” about how human rights would be guaranteed. She also raised concerns about the legality of clauses of the bill that would outlaw incitement to terrorism, the dissemination of terrorism related publications and glorification of terrorism, among others. Home Secretary Charles CLARKE defended the measures. “The High Commissioner has a number of specific concerns about the bill. We do not believe that these are justified”, he said in a letter to ARBOUR published on Monday the 9th. CLARKE said he was satisfied the 28-day detention plan was compatible with Britain’s human rights obligations, particularly since it has safeguards including regular judicial oversight .In the same way, the Law Lords rejected government plans on torture.

Lors de la journée des droits de l’homme, célébrée le 10 décembre, Kofi ANNAN avait rappelé que l’interdiction de la torture ne souffre pas d’exception : « Soyons clairs : la torture ne peut en aucun cas être un instrument de lutte contre le terrorisme, car elle est elle-même un instrument de terreur (…) l’interdiction de la torture est bien établie en droit international. Elle est aussi absolue et dépourvue d’ambiguïté. Elle s’impose à tous les Etats, sur tous les territoires sous leur juridiction ou sous leur contrôle effectif ». Kofi ANNAN vise manifestement tout territoire ou portion d’Etat occupé ! « Elle s’applique en toutes circonstances, en temps de guerre comme en temps de paix. Elle n’est pas non plus permise si on lui donne un autre nom: les traitements cruels et inhumains sont inacceptables et illégaux, quel qu’en soit le nom». Kofi ANNAN a rappelé le 7 décembre la pratique des centres de détention secrets, ce que Louise ARBOUR renouvelait le 9 janvier après avoir été critiquée par le Représentant des États-Unis qui l’avait invitée « à se concentrer sur les graves violations des droits de l’homme dans le monde». John BOLTON avait estimé que les propos de Louise ARBOUR  « n’aidaient pas les efforts des États-Unis pour réformer la Commission des droits de l’homme ».

« Journée des droits de l'homme : l'interdiction de la torture ne souffre pas d'exception, rappelle Kofi Annan » Centre de Nouvelles ONU, 8 décembre 2005.