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Vies perdues en Méditerranée : l'Assemblée du Conseil de l'Europe confirme le rapport de Tineke Strik et sa mise en cause de l'OTAN.

pdf mise en ligne :01 05 2012 ( NEA say… n° 121 )

DROITS FONDAMENTAUX > Conditions d'accueil des réfugiés

Nea Say (N° 120)  a exposé dans le détail le contenu du Rapport de Tineke Strik et à son tour l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe(APCE) reprend à son compte,  dans une résolution adoptée le 24 avril, les arguments développés par la parlementaire néerlandaise, membre du groupe socialiste. D'emblée elle a voulu, dans son intervention en plénière, couper court aux attaques italiennes, espagnoles ou maltaise plus directement visés par le rapport : « nous ne sommes pas un tribunal, mais une assemblée libre qui a le droit de travailler à la recherche de la vérité ».

Nea Say (N° 120)  a exposé dans le détail le contenu du Rapport de Tineke Strik et à son tour l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe(APCE) reprend à son compte,  dans une résolution adoptée le 24 avril, les arguments développés par la parlementaire néerlandaise, membre du groupe socialiste. D'emblée elle a voulu, dans son intervention en plénière, couper court aux attaques italiennes, espagnoles ou maltaise plus directement visés par le rapport : « nous ne sommes pas un tribunal, mais une assemblée libre qui a le droit de travailler à la recherche de la vérité ».

Résultat d'une enquête de plus de neuf mois, le rapport a tenté de faire la lumière sur la mort de 63 personnes migrantes d'origine subsaharienne. Elles ont dérivé pendant dix jours sans qu'aucun bateau, nombreux dans les parages, ne leur porte secours. Le rapport montre plusieurs dysfonctionnements mais aussi la responsabilité de l'OTAN et aussi celle de plusieurs Etats : un garde-côte italien, une frégate espagnole. Aucun des amendements, déposés par les parlementaires en provenance des pays  impliqués pour atténuer  la responsabilité des uns et des autres,  n'a été adopté. L'assemblée a toutefois mis en cause les politiques migratoires de l'UE au travers du Règlement dit de « Dublin II ». Le rapport  pose de vraies questions, dénonce des responsabilités qui ne sont pas assumées parce que trop diluées. L'APCE a pu conclure : « maintes occasions de sauver les vies humaines des personnes à bord du bateau ont été perdues ». Elle a demandé à l'OTAN de mener des enquêtes sur ces faits dramatiques afin de fournir des réponses détaillées aux questions restées sans réponses. Les parlements nationaux et les Etats concernés sont également appelés à mener de leurs côtés des enquêtes internes et le Parlement européen est invité aussi à chercher des informations supplémentaires comme la Commission doit rechercher de son côté  les clichés pris par satellites.

L'APCE n'a qu'un seul objectif : empêcher qu'un tel drame ne se reproduise.

      -. Vies perdues en Méditerranée, Nea say n° 120 mars 2012 http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&idnl=2434&nea=120&lang=fra&lst=0

      -. Texte de la Résolution « Vies perdues en Méditerranée : qui est responsable ? » (FR) http://assembly.coe.int/ASP/Doc/XrefViewPDF.asp?FileID=18234&Language=FR (EN) http://assembly.coe.int/ASP/Doc/XrefViewPDF.asp?FileID=18234&Language=EN

      -. Compte rendu in extenso des débats (FR) http://assembly.coe.int/Mainf.asp?link=/Documents/Records/2012/F/1204241000F.htm  (EN) http://assembly.coe.int/Main.asp?link=/Documents/Records/2012/E/1204241000E.htm