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Bientôt un baby « facebook » ? Les institutions européennes doivent réagir !

pdf mise en ligne :29 06 2012 ( NEA say… n° 123 )

DROITS FONDAMENTAUX > Droits de l'enfant

Aux prises avec un certain nombre de critiques sur le recueil des données personnelles et la présence massive de mineurs de 13 ans sur son site, Facebook travaille sur un projet d’ouvrir des comptes pour les enfants de moins de 13 ans. Le principe sur lequel travaillerait Facebook, selon les informations disponibles dans la presse, est celui d’un système liant le compte des enfants et celui des parents. Il permettrait à ces derniers de contrôler les contacts, l’utilisation des données personnelles de leurs enfants et leurs activités sur le site, et donc d’en devenir responsables, argumente habilement, comme d’habitude Facebook. Cela ne fait qu’un dossier de plus ouvert avec le Parlement comme la Commission européenne La commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures vient le 21 juin d’ouvrir un nouveau débat sur internet et les mineurs.

Aux prises avec un certain nombre de critiques sur le recueil des données personnelles et la présence massive de mineurs de 13 ans sur son site, Facebook travaille sur un projet d’ouvrir des comptes pour les enfants de moins de 13 ans. Le principe sur lequel travaillerait Facebook, selon les informations disponibles dans la presse, est celui d’un système liant le compte des enfants et celui des parents. Il permettrait à ces derniers de contrôler les contacts, l’utilisation des données personnelles de leurs enfants et leurs activités sur le site, et donc d’en devenir responsables, argumente habilement, comme d’habitude Facebook. Cela ne fait qu’un dossier de plus ouvert avec le Parlement comme la Commission européenne La commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures vient le 21 juin d’ouvrir un nouveau débat sur internet et les mineurs.

 

Un pourcentage élevé des enfants  de moins de 13 ans ont un profil sur un réseau social en toute illégalité au regard des conditions d’utilisation de Facebook. Une telle solution les ferait à tout le moins rentrer dans une forme de légalité. Doit-on pour autant fermer les yeux ? Les objectifs économiques que l’on peut supposer à ce projet, sont immenses. L’entreprise l’estime à 900 millions dans le monde en mai 2012, mais le rythme de croissance semble se ralentir. Cela lui permettrait de valoriser davantage ses recettes publicitaires en recul sur le début 2012, alors qu’elles constituent l’essentiel de son chiffre d’affaires. Il pourrait aussi collecter des données personnelles sur les enfants qui pourraient peut-être être utilisées après leur majorité. Cela l’aiderait dans tous les cas à fidéliser au plus vite les enfants, à s’inscrire dans leur vie. Et  quel peut être l’intérêt des enfants de moins de 13 ans à se brancher au plus vite sur Facebook ? Vaste débat, mais débat nécessaire. De plus la complexité des normes de confidentialité rend illusoire sa maîtrise par les adolescents et incertain le contrôle parental. Où sont les garanties que Facebook prétend avoir mis en place ? La Commission européenne a diligenté des chercheurs en 2011 pour tester le niveau de sécurisation des mineurs les premiers résultats sont sur le site de la Commission , mais les défaillances sont déjà repérées.

 

Pourquoi des parents confieraient leurs enfants les plus  jeunes Facebook. Quels sont les arguments d’ordre éducatif qui plaideraient en faveur d’une exposition aussi précoce. C’est tout le problème des espaces numériques offerts aux adolescents et prè-adolescents et il n’y a pas que l’espace pornographique et pédopornographique. C’est aussi le problème de la place et du rôle des services publics sur Internet. Il y a urgence et notamment en matière d’accompagnement éducatif.

 

La commission LIBE du Parlement européen (Libertés civiles, Justice et affaires intérieures) a eu mille fois raison d’ouvrir le débat