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Guantanamo :  la fermeture du camp semble compromise ?

pdf mise en ligne :09 01 2013 ( NEA say… n° 129 )

COOPERATION POLICIERE ET JUDICIAIRE > Lutte contre le terrorisme

 Les 166 détenus ne pourront pas être transférés ailleurs, alors que la moitié d’entre eux ont été jugés innocents. C’est une nouvelle fort désagréable pour les 166 hommes encore détenus à Guantanamo confrontés depuis longtemps à l’alternance de bonnes et mauvaises nouvelles les concernant . Et aux yeux des défenseurs des droits de l’homme, c’est une nouvelle trahison faite par le président Obama à l’une de ses toutes premières promesses, faite il y a quatre ans: fermer en l’espace d’une année ce centre de détention qui était devenu le symbole des excès de son prédécesseur George Bush(cf.Nea say). La semaine dernière, Barack Obama acceptait en effet une nouvelle fois de promulguer la loi dite «de prérogatives de la défense nationale», élaborée le mois précédent par le Congrès. Or, dans ce texte  de plus de 600pages, figurent une série de dispositions qui, de fait, rendent pratiquement impossible la fermeture de Guantanamo, font remarquer les gens avertis comme Baher Azmy.

 Les 166 détenus ne pourront pas être transférés ailleurs, alors que la moitié d’entre eux ont été jugés innocents. C’est une nouvelle fort désagréable pour les 166 hommes encore détenus à Guantanamo confrontés depuis longtemps à l’alternance de bonnes et mauvaises nouvelles les concernant . Et aux yeux des défenseurs des droits de l’homme, c’est une nouvelle trahison faite par le président Obama à l’une de ses toutes premières promesses, faite il y a quatre ans: fermer en l’espace d’une année ce centre de détention qui était devenu le symbole des excès de son prédécesseur George Bush(cf.Nea say). La semaine dernière, Barack Obama acceptait en effet une nouvelle fois de promulguer la loi dite «de prérogatives de la défense nationale», élaborée le mois précédent par le Congrès. Or, dans ce texte  de plus de 600pages, figurent une série de dispositions qui, de fait, rendent pratiquement impossible la fermeture de Guantanamo, font remarquer les gens avertis comme Baher Azmy.

 

Ainsi, selon cette loi, il est interdit de transférer les détenus de Guantanamo (mais aussi de la base américaine de Bagram, en Afghanistan) pour les juger aux Etats-Unis devant des cours civiles. «Plus problématique encore», selon Baher Azmy, l’un des responsables du Center for Constitutional Rights à New York: la loi interdit aussi tout transfert de ces détenus dans leur pays d’origine, «et même dans un pays tiers qui accepterait de les recevoir». L’europe n’a pas sur ce point donné le parfait bon exemple, mais elle n’a guère été encouragée par l’administration américaine. On compte ainsi 86 détenus qui restent à Guantanamo alors qu’ils ont été libérés de toute charge et qu’il a été établi par les différentes agences sécuritaires américaines qu’ils «ne représentent aucune menace pour les Etats-Unis».

 

De fait, la loi promulguée par le président le 2 janvier est pratiquement identique à celle que le président avait déjà accepté de signer l’année précédente(cf. Nea say) Alors que, l’élection présidentielle passée, les organisations de défense des droits de l’homme espéraient un veto cette année, il n’est pas venu. Si Barack Obama a émis une série de réserves, elles apparaissent beaucoup plus prudentes qu’il y a un an, lorsque le président avait promis de «travailler inlassablement» pour contrecarrer le texte qui lui était présenté.

 

Alors que les parlementaires républicains sont opposés (farouchement opposés) à la fermeture de Guantanamo, celle-ci entraînerait aussi quantité de complications  pour l’administration démocrate, tant la construction juridique sur laquelle ont été bâtis les tribunaux d’exception sont à la limite de la légalité. «La faute originelle d’Obama, c’est d’avoir refusé de lancer des enquêtes sur la pratique de la torture par l’adminis­tration précédente», note Baher Azmy. A partir de là, toucher au système Guantanamo s’apparente à la quadrature du cercle.

 

Cette manière qu’a eu  Barack Obama de faire porter la responsabilité au Congrès mais de ne pas s’opposer de manière décidée à ses décisions était devenue un grand classique sous George Bush, qui a ainsi formulé des réserves à… 1200 textes de loi, tout en les acceptant. Une pratique ­dénoncée en son temps par Barack Obama ce qui exaspère au plus haut niveau  les organisations de défense des droits de l’homme: «Le droit international n’autorise pas les différentes branches du gouvernement à se soustraire aux textes en vigueur en se rejetant mutuellement la faute de la sorte», affirme Amnesty International dans un communiqué.

 

En réalité, les défenseurs des droits de l’homme, ainsi qu’une frange de la gauche américaine, sont d’autant plus irrités et disons le, inquiets, par ce manque de détermination du président que l’épisode coïncide avec sa proposition, officialisée lundi, de nommer John Brennan à la tête de la CIA. Il y a quatre ans, lorsqu’il cherchait à former sa première équipe gouvernementale, Barack Obama s’était finalement résigné à écarter ce même Brennan. Motif? Il avait publiquement approuvé les méthodes utilisées sous l’administration Bush, y compris celles qui ont été qualifiées de torture ou qui mettaient en jeu les écoutes illégales de conversations. Plus: en tant que haut responsable de la CIA, c’est lui-même qui avait mis en place ces méthodes décriées. «Nous allons travailler avec le Congrès sur Guantanamo. Nous continuerons à discuter avec lui», disait récemment John Brennan, en semblant adopter désormais la même logique que le président. Quant au rapport de la députée européenne Hélène Flautre sur les complicité européenne en matière de prisons secrètes de la CIA et des vols secrets « extraordinary renditions) adopté en plénière, on n’entend plus parler

 

Pour en savoir plus :

 

      -Dossier Guantanamo de Nea say http://www.eu-logos.org/eu-logos-nea-recherche.php?q=guantanamo&Submit=%3E

 

      -.CCR video : interview de Baher Azmy http://ccrjustice.org/video

 

      -. Baher Azmy: 4 Years after Vow toclose Gitmo, why has Obama signed NDAA Bill Barring Transfer of its Prisoners? http://www.democracynow.org/seo/2013/1/8/4_years_after_vow_to_close

 

      -. Dossier de Amnesty internationalhttp://www.amnesty.ch/fr/themes/securite-et-droits-humains/guantanamo

 

      -. Amnesty International 11 years in numbers http://www.amnesty.org/en/library/asset/AMR51/002/2013/en/eb797b7a-30e4-4173-8004-6d996a572dcf/amr510022013en.html

 

      -. Amnesty International:USA, Human rigts, the missing ingredients for closing Guantanamo http://www.amnesty.org/en/region/usa

 

      -. Amnesty International: in his second term Obama must correct humanrights failure http://www.amnesty.org/en/news/guant-namo-his-second-term-obama-must-correct-human-rights-failure-2013-01-08

 

      -. Hélène Flautre Rapport sur les allégations de transport et de détention illégale de prisonniers par la CIA dans les pays européens, suivi du rapport de la commission ui Parlement européen TDPI (FR) http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?type=REPORT&reference=A7-2012-0266&language=FR

 (EN) http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//TEXT+REPORT+A7-2012-0266+0+DOC+XML+V0//EN