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Mutilations sexuelles: elles reculent lentement selon le rapport de l'UNICEF.

pdf mise en ligne :24 07 2013 ( NEA say… n° 135 )

DROITS FONDAMENTAUX > Dignité humaine

Plus de 125 millions de femmes vivant en Afrique et au Moyen-Orient ont été victimes de mutilations génitales, souligne un rapport de l'Unicef rendu public le 22 juillet. Rappelons que ce n'est que le 26 novembre dernier, que l'Assemblée générale de l'ONU a adopté sa première résolution dénonçant les mutilations génitales féminines comme l'excision. Le texte a été voté par de nombreux pays africains et arabes qui sont les plus touchés par ces pratiques archaïques. Au-delà de la portée symbolique, ce vote reflète un changement de fond. « Les mutilations génitales reculent dans plusieurs pays du monde », rappelle le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), dans une vaste étude publiée le lundi 22 juillet.  

 Plus de 125 millions de femmes vivant en Afrique et au Moyen-Orient ont été victimes de mutilations génitales, souligne un rapport de l'Unicef rendu public le 22 juillet. Rappelons que ce n'est que le 26 novembre dernier, que l'Assemblée générale de l'ONU a adopté sa première résolution dénonçant les mutilations génitales féminines comme l'excision. Le texte a été voté par de nombreux pays africains et arabes qui sont les plus touchés par ces pratiques archaïques. Au-delà de la portée symbolique, ce vote reflète un changement de fond. « Les mutilations génitales reculent dans plusieurs pays du monde », rappelle le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef), dans une vaste étude publiée le lundi 22 juillet.

« Passage initiatique » pour les uns, garantie de rester « pure » et « chaste » jusqu'au mariage pour d'autres, les mutilations génitales sont surtout pratiquées sur les filles ou les adolescentes d'une trentaine de pays africains et du Moyen-Orient. Plus de 125 millions de femmes sont concernées, estime l'Unicef.

Elles sont liées à l'origine ethnique des populations plus qu'à la religion, même si les femmes musulmanes sont beaucoup plus touchées que les autres. Les conséquences à long terme peuvent être lourdes sur le plan psychologique mais aussi sexuel et médical, avec notamment des douleurs et des complications lors des accouchements.

Mais ces pratiques reculent lentement au fil des générations. Les victimes de l'excision ont diminué dans plus de la moitié des 29 pays étudiés par l'Unicef.  Au Kenya et en Tanzanie, par exemple, les femmes de 45 à 49 ans sont trois fois plus susceptibles d'avoir subi des mutilations génitales que les filles de 15 à 19 ans, notent les auteurs du rapport. Au Bénin, en Irak, au Liberia, au Nigeria et en République centrafricaine, la prévalence de ces pratiques chez les adolescentes a chuté de moitié environ.

La plupart des États se sont dotés de lois condamnant ces mutilations au cours de la dernière décennie. Seuls le Cameroun, la Gambie, le Liberia et la Sierra Leone n'ont pas encore modifié leur législation dans un sens plus restrictif. Mais la loi ne suffit pas. C'est un travail de longue haleine : le recul de l'excision s'explique par les progrès de l'éducation des filles, les campagnes de sensibilisation et l'urbanisation. Cela se vérifie : l'on constate que cette tradition touche plus les zones rurales et les familles pauvres. »

Quoique illégale, l'excision est encore massivement pratiquée au Soudan, en Guinée, à Djibouti, au Mali et en Somalie. Vieille coutume nilotique, elle frappe aussi trois adolescentes sur quatre en Égypte, avec la complicité de nombreux médecins. Rien dans l'islam n'encourage pourtant cette tradition. Les ONG  travaillent beaucoup avec les  leaders religieux  pour combattre les préjugés.  Quand on les interroge individuellement, les femmes se disent contre. Mais elles ont peur d'être rejetées par la communauté, y compris chez les migrantes apparemment bien intégrées et l'emprise des ainées et des matrones reste forte et sans elles les excisions disparaîtraient. L'Europe et l'Amérique du nord ne sont pas totalement épargnées. Bien que l'excision régresse en France depuis le début des années 1980, on estime à 60 000 le nombre de femmes touchées dans l'Hexagone. La plupart sont des migrantes. C'est pourquoi le dossier mutilations sexuelles occupe une place importante dans l'Agenda européen même s'il reste largement méconnu de l'opinion publique (cf. infra « Pour en savoir plus » le dossier Nea say). Il acquiert une visibilité grandissante ne serait ce qu'en raison de son appartenance au dossier de la « violence faite aux femmes » dont l'importance grandit régulièrement.

 

Pour en savoir plus :

      -. Rapport en français du Rapport Mutilations génitales féminines/excision http://www.unicef.be/_webdata/pdf/2013_Mutilations_genitale_feminines_-_excision_FR_resume.pdf

      -.  le rapport intégral (en anglais) de l'Unicef https://unicef.hosting.augure.com/Augure_UNICEF/r/ContenuEnLigne/Download?id=47900051-D358-472C-B86F-BCA4B6BA64D6&filename=Rapport%20UNICEF%20MGF.pdf

      -. Dossier de Nea say sur les mutilations sexuelles http://www.eu-logos.org/eu-logos-nea-recherche.php?q=mutilations+sexuelles&Submit=%3E