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Une retraite qui s'annonce difficile: Donald Rumsfeld accusé d'avoir justifié la torture

pdf mise en ligne :15 11 2006 ( NEA say… n° 22 )

ASILE > Conditions d'accueil des réfugiés

Le Secrétaire à la Défense américain démissionnaire fait l'objet d'une plainte d'un collectif d'avocats internationaux déposée devant le parquet fédéral allemand pour avoir justifié l'usage de la torture contre des prisonniers en Iraq et à Guantanamo.

Le Secrétaire à la Défense américain démissionnaire fait l’objet d’une plainte (FR) (EN) déposée par un collectif d'avocats internationaux devant le parquet fédéral allemand au nom du principe de juridiction universelle. Il est accusé d’avoir justifié l’usage de la torture contre des prisonniers en Iraq et à Guantanamo.

 

Cette plainte intervient quelques jours après sa démission, mais aussi au moment où les témoignages d’avocats se multiplient concernant « l’enfer de Guantanamo » comme le rapporte le journal le Monde du 15 novembre.Rappelons que le principe de juridiction universelle permet à la justice de poursuivre les auteurs de crimes de guerre indépendamment de leur nationalité ou de toute considération territoriale.

 

Le Centre pour les droits constitutionnels ( Center for Constitutionnal Rights-CCR), la Fédération internationale de Droits de l’Homme (FIDH) et l’Association allemande des avocats républicains (RAV) entre autre, ont au nom de onze anciens détenus de la prison d’Abu Ghraib et de Mohammed al-Qahtani, un détenu de Guantanamo, l’accusent d’avoir justifié l’emploi de la torture. Cette initiative constitue une « première » : jusqu’à maintenant le haut de la chaîne de commandement n’avait pas été inquiété.

 

Un des avocats du collectif a par ailleurs souligné qu’il ne s’attendait « pas forcément à traîner Rumsfeld devant un tribunal », mais rappelant qu’il était du devoir du procureur général d’ouvrir une enquête. »Si nous échouons, nous recommencerons en France, en Espagne, ailleurs en Europe. Nous voulons montrer qu’il n’y a d’asile nulle part pour Donald Rumsfeld et ses semblables », a-t-il ajouté. En 2004 Donald Rumsfeld avait fait l’objet de la même accusation et le Parquet fédéral allemand avait alors refusé d’ouvrir une enquête estimant « que les Etats-Unis n’avaient pas définitivement renoncé à poursuivre eux-mêmes les personnes mises en cause. » Aujourd’hui les choses ont évolué et plus particulièrement la situation personnelle de Donald Rumsfeld : il ne peut plus se prévaloir d’une quelconque immunité.

 

Le document de 220 pages présentés par les avocats vise également cinq juristes de l’administration Bush, parmi lesquels l’ancien patron de la CIA, George Tenet, l’actuel ministre de la justice, Alberto Gonzales, en sa qualité d’ancien conseiller de la Maison Blanche, pour avoir fourni les arguments juridiques à la multiplication des techniques d’interrogation.