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La radicalisation un phénomène en expansion. Inquiète, la Commission européenne présente une communication visant à prévenir toute forme d'extrémisme violent.  

pdf mise en ligne :24 01 2014 ( NEA say… n° 141 )

COOPERATION POLICIERE ET JUDICIAIRE > Lutte contre le terrorisme

Les activités liées au terrorisme et à l'extrémisme violent ont évolué et constituent une menace importante et croissante au sein de l'Union européenne. Elles sont le fait non seulement de groupes organisés, mais aussi, de plus en plus, de groupes plus restreints voire d'individus isolés, dont les motivations sont multiples. L'utilisation croissante d'outils en ligne pour recruter de nouveaux membres et pour diffuser la propagande complique l'anticipation et la détection des actions violentes. En outre, toujours plus nombreux sont les Européens qui se rendent à l'étranger pour se former, s'entraîner et combattre dans les zones de conflit, leur radicalisation s'accentuant de ce fait davantage encore.

Les activités liées au terrorisme et à l'extrémisme violent ont évolué et constituent une menace importante et croissante au sein de l'Union européenne. Elles sont le fait non seulement de groupes organisés, mais aussi, de plus en plus, de groupes plus restreints voire d'individus isolés, dont les motivations sont multiples. L'utilisation croissante d'outils en ligne pour recruter de nouveaux membres et pour diffuser la propagande complique l'anticipation et la détection des actions violentes. En outre, toujours plus nombreux sont les Européens qui se rendent à l'étranger pour se former, s'entraîner et combattre dans les zones de conflit, leur radicalisation s'accentuant de ce fait davantage encore.

 

Les «combattants étrangers européens», dotés de nouvelles compétences de combat, pourraient constituer une menace pour notre sécurité à leur retour d'une zone de conflit. À plus long terme, ils pourraient jouer le rôle de catalyseurs de terrorisme. Le phénomène des combattants étrangers n'est pas nouveau, mais, les combats en Syrie se poursuivant, le nombre d'extrémistes qui vont participer au conflit augmente. Or, la menace pour notre sécurité augmente avec le nombre de combattants étrangers européens.

 

Les techniques traditionnelles de répression sont désormais insuffisantes pour faire face à l'évolution des tendances en matière de radicalisation, c'est pourquoi une approche plus large est nécessaire pour prévenir ce phénomène et le combattre. Cette approche élargie doit impliquer l'ensemble de la société. Une action européenne s'impose.

 

Prévenir la radicalisation: la communication de la Commission européenne.

 

Le  15 janvier dernier, la Commission a présenté sa communication concernant notamment la prévention de la radicalisation. La communication porte sur la radicalisation sous toutes ses formes et définit, par domaine, une large gamme de mesures pour prévenir la radicalisation conduisant au terrorisme et à l'extrémisme violent et pour lutter contre ce phénomène.

 

Depuis 2005, au lendemain des attentats de Londres, les efforts déployés pour combattre la radicalisation sont guidés par la stratégie de l'Union européenne visant à lutter contre la radicalisation et le recrutement de terroristes (révisée en dernier lieu en 2008 par M. Gilles de Kerchove, coordinateur pour la lutte contre le terrorisme). Tout en reconnaissant la compétence des États membres de l'Union en matière de sécurité, la stratégie présente des normes et mesures communes pour prévenir la radicalisation et le recrutement de terroristes, classées en trois grandes rubriques:

 

- entraver les activités des réseaux et des individus qui attirent de nouvelles recrues dans les rangs terroristes;

 

- faire en sorte que la voix de l'opinion majoritaire l'emporte sur celle de l'extrémisme, et

 

- promouvoir, avec plus d'énergie encore, la sécurité, la justice et la démocratie et s'employer à offrir un avenir à chacun.

 

La communication de la Commission européenne, adoptée le 15 janvier dernier, fait suite aux conclusions du Conseil de juin 2013 et contribuera à la révision de la stratégie de l'Union dans le courant de l'année 2014.

 

La Commission européenne soutient déjà l'action des États membres visant à prévenir et à combattre l'extrémisme violent. Reconnaissant que c'est au plus près des personnes vulnérables au sein des communautés les plus touchées que la radicalisation peut être la mieux contenue, la Commission a inauguré en septembre 2011 le réseau européen de sensibilisation à la radicalisation (RSR).

 

Le RSR soutient les professionnels locaux qui se trouvent en première ligne pour prévenir la radicalisation et l'extrémisme violent partout dans l'UE et il facilite l'échange d'expériences et de bonnes pratiques entre eux. Il rassemble les experts et praticiens les plus éminents dans ce domaine, répartis en 8 groupes de travail: police et forces de l'ordre, paroles des victimes du terrorisme, internet et médias sociaux, prévention, dé-radicalisation, prison et contrôle judiciaire, santé, dimensions intérieure et extérieure.

 

Depuis 2011, les experts européens et des acteurs issus de la société civile coopèrent dans le cadre du projet du réseau européen de sensibilisation à la radicalisation (RSR), dont le budget s'élève à 8 millions d'euros. Les travailleurs sociaux, la police de proximité et d'autres travailleurs de quartier, appelés «intervenants de première ligne», se retrouvent pour partager les bonnes pratiques en vue d'empêcher les phénomènes de radicalisation et d'extrémisme.

 

Les pays européens s'inquiètent tout particulièrement du nombre croissant de «combattants étrangers». La plupart sont des jeunes citoyens qui rejoignent Al-Qaïda. Une fois recrutés au sein de cellules situées en Europe, ils partent à l'étranger grossir les rangs des forces combattantes dans divers conflits.

 

«La situation est particulièrement urgente au Royaume-Uni,» affirme Peter Knoope, directeur du centre international pour la lutte contre le terrorisme et co-président d'un des groupes de travail du réseau RSR. «Cependant, les combattants étrangers viennent de tous les pays européens, et le phénomène est devenu un problème à l'échelle européenne».

 

La Commission estime à 1 200 le nombre de citoyens européens partis à l'étranger pour participer à des guerres civiles. Selon la Commission, les combattants se rendent de plus en plus en Syrie. Mais le phénomène se manifeste également dans des pays tels que le Soudan et la Somalie.

 

«En partie à cause de l'attention portée par les médias, la guerre civile syrienne attire les jeunes recrues», explique Peter Knoope. «L'émotion suscitée par les conflits peut facilement entraîner les jeunes à s'engager».

 

«Aucun pays n'est épargné par le fléau de l'extrémisme violent. Cependant, les États membres de l'Union sont encore trop peu nombreux à affronter cette menace croissante. Il nous faut concevoir des mesures préventives fortes pour combattre l'extrémisme sous toutes ses formes. Notre objectif est de stimuler les efforts déployés par les États membres contre la radicalisation et la violence extrémiste, et de proposer une "boîte à outils" à l'appui de l'action préventive menée en Europe», a déclaré Mme Cecilia Malmström, commissaire européenne chargée des affaires intérieures.

Or une action urgente s'impose. La protection des citoyens contre ces dangers exige l'adoption d'une approche associant une grande diversité de partenaires aux niveaux local, national, européen et international. Pour aider les États membres à combattre la radicalisation, la Commission a privilégié, dans sa communication, dix domaines d'action.

 

Renforcer l'action de l'UE face à la radicalisation. La Commission européenne indique dix domaines d'action.

 

La Commission, avec le soutien du Haut représentant et du coordinateur pour la lutte contre le terrorisme, et avec l'aide notable du RSR, a recensé dix domaines dans lesquels les États membres et l'Union sont invités à renforcer leurs actions respectives, en vue de prévenir toute forme d'extrémisme générateur de violence, quel qu'en soit l'instigateur. Les mesures proposées comprennent la création d'un pôle européen de connaissance sur l'extrémisme violent, l'élaboration de formations pour les intervenants de première ligne et l'octroi d'un soutien financier aux projets recourant aux outils de communication modernes et aux médias sociaux pour battre en brèche la propagande terroriste. Les États membres sont également invités à mettre en place des programmes permettant aux membres de groupes extrémistes de renoncer plus facilement à la violence et aux idéologies qui la sous-tendent.

 

Les actions décrites dans les dix domaines, indiqués par la Commission,  sont destinées à être mises en œuvre au moyen des ressources allouées aux programmes existants au titre du cadre financier pluriannuel 2014-2020. Les initiatives proposées n'entraîneront pas de coûts supplémentaires pour le budget de l'UE.

 

Mettre en place des stratégies nationales visant à prévenir la radicalisation.

 

Le premier domaine indiqué par la Commission concerne l'élaboration des stratégies nationales globales. Les États membres sont encouragés à mettre en place les cadres appropriés, en y associant les organisations non gouvernementales, les intervenants de première ligne, les services de sécurité et les spécialistes du domaine, en vue de faciliter plus efficacement l'élaboration de mesures de prévention de l'extrémisme violent et du terrorisme.

 

En effet, selon le RSR, une prévention efficace requiert que davantage d'États membres mettent en place des stratégies pour prévenir l'extrémisme violent et le terrorisme à la fois dans l'UE et en dehors de celle-ci, sur la base de leurs propres analyses des menaces et de leurs propres spécificités. Les stratégies nationales pourraient présenter un lien avec la stratégie révisée de l'UE et pourraient prévoir une coopération entre les États membres et d'autres acteurs concernés, afin de trouver des moyens innovants de prévenir et de combattre la radicalisation et l'extrémisme violent.

 

Consolider l'expertise en matière de prévention de la radicalisation.

 

Le deuxième but fixé par la communication ci-dessus vise à créer un pôle européen de connaissance qui contribuera à la détermination et à la diffusion des bonnes pratiques, ainsi qu'à la définition de l'agenda de recherche. Il alimentera la réflexion des responsables politiques européens, nationaux et locaux, et coordonnera les initiatives de prévention tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de l'Union.

 

En outre, entre 2014 et 2017, la Commission affectera jusqu'à 20 millions d'euros au «pôle de connaissance» et à d'autres activités liées à la prévention gérées de manière centrale, notamment les activités du RSR et l'appui aux programmes de sortie mis en œuvre dans les États membres. La mise en place du RSR a constitué un pas dans cette direction, cependant, l'UE devrait continuer à contribuer à l'approfondissement de la coopération entre les responsables politiques, les milieux universitaires, les partenaires privés et les enceintes internationales afin d'intensifier la lutte contre la radicalisation.

 

Une action conjointe entre le RSR et les États membres.

 

En janvier 2013, la Commission a organisé une conférence à haut niveau, lors de laquelle les experts du RSR ont rencontré les responsables politiques des États membres pour rédiger des recommandations en matière de lutte contre l'extrémisme violent. Il s'agissait d'une première étape pour combler le fossé entre le RSR et les décideurs politiques des États membres. Sur la base de l'expérience du RSR, la Commission continuera à favoriser le dialogue entre RSR et États membres.

 

Concrètement, il faut valoriser les activités du réseau de sensibilisation à la radicalisation (RSR) afin de renforcer son rôle et veiller à ce qu'il soit en mesure de prodiguer des conseils pratiques aux États membres s'ils en font la demande.

 

Former les acteurs de terrain à prévenir la radicalisation.

 

Développer et faciliter la formation des intervenants de première ligne qui travaillent auprès des individus ou groupes à risque; cette formation s'adresserait non seulement au personnel des services répressifs et pénitentiaires, mais aussi, par exemple, aux travailleurs sociaux, éducateurs et travailleurs de la santé, afin d'améliorer leur appréhension du processus de radicalisation et leur attitude face à ce phénomène.

 

Bien que ces professionnels ne soient pas tous actifs dans le domaine de la sécurité, leur formation et leur connaissance des besoins des personnes à risque font qu'ils sont souvent les mieux placés pour reconnaître les personnes qui sont en train d'être radicalisées. Cependant, les travailleurs de première ligne n'ont pas toujours une bonne connaissance du processus de radicalisation et ne savent pas toujours comment réagir. Il est donc nécessaire de les former pour les aider à déceler et à interpréter les signes de radicalisation et à juger si une intervention est appropriée ou pas.

 

Mettre en place des «stratégies de sorties» pour aider de personnes à quitter l'extrémisme violant.

 

Proposer des programmes d'aide au désengagement et à la dé-radicalisation aux membres de groupes extrémistes («stratégies de sortie») dans tous les pays de l'UE. Bien que leur efficacité soit avérée, ces programmes n'existent actuellement pas dans la grande majorité des États membres de l'UE. Or les travaux de ce type sont souvent mieux réalisés dans le cadre d'une coopération entre plusieurs acteurs provenant de tous les secteurs concernés, et notamment d'une coopération avec les familles et les membres des communautés proches des extrémistes violents.

 

La Commission conseille les États membres pour l'élaboration de programmes de sortie lorsqu'ils le demandent et l'organisation de formations à l'intention des professionnels locaux qui interviennent dans la mise en œuvre de ces programmes. Par le passé, la Commission a consacré près de 10 millions d'euros, au titre du programme «Prévenir et combattre la criminalité», aux projets de dé-radicalisation. Grâce à ces fonds, elle a pu financer de nombreux projets visant à mieux connaître le processus de radicalisation et à enrichir l'expertise relative à la conception de mesures de prévention efficaces.

 

Coopérer plus étroitement avec la société civile et le secteur privé pour répondre aux défis de l'internet.

 

La propagande et les contenus extrémistes sont facilement accessibles en ligne, notamment par l'intermédiaire des forums de discussion, des réseaux sociaux et des blogs. Les efforts consentis ne doivent donc pas se limiter à interdire ou à supprimer les contenus illicites: ils doivent servir à l'élaboration d'un contre-discours visant à disséquer la rhétorique extrémiste. Les communautés, les citoyens, les victimes et les extrémistes repentis peuvent être porteurs de messages forts.

 

La Commission propose, dès lors, d'instituer un forum rassemblant les principaux acteurs du secteur pour examiner les possibilités d'une coopération plus étroite et pour soutenir la production et la diffusion de contre-discours.

 

Conférer aux victimes une autonomie accrue.

 

La parole des victimes est un puissant outil de prévention et de dé-radicalisation, mais à la condition seulement que celles-ci se sentent à l'aise pour partager leur histoire et bénéficier de l'assistance nécessaire. La Commission continuera à soutenir les associations et réseaux de victimes, y compris en finançant des projets, afin de faciliter les campagnes de communication et de renforcer la sensibilisation.

 

Encourager les jeunes à faire preuve d'esprit critique vis-à-vis des messages extrémistes.

 

Le RSR a constaté que le dialogue interculturel et les échanges personnels entre jeunes constituaient une méthode clé pour la construction d'une résistance à la propagande extrémiste. L'engagement civique et la participation à la vie locale contribuent aussi au développement d'attitudes positives. Le RSR a reconnu que les secteurs de l'enseignement, de la formation et du travail auprès des jeunes sont souvent les mieux placés pour aider les jeunes à développer leurs capacités d'analyse critique.

 

Afin de maximiser les effets des actions contre la radicalisation, les décideurs politiques des États membres pourraient coopérer plus étroitement dans les domaines de l'enseignement, des activités non formelles pour la jeunesse et de la sécurité, afin de mettre au point des programmes plus efficaces. En outre, la Commission soutiendra les communautés et groupes locaux qui travaillent auprès d'anciens extrémistes violents et de leurs victimes, car ils sont les mieux placés pour décrire les réalités de la guerre et des camps d'entraînement terroristes.

 

Intensifier les travaux de recherche sur les tendances en matière de radicalisation.

 

Actuellement, la Commission finance des recherches sur les motivations des individus isolés et les raisons pour lesquelles ils se tournent vers la violence, sur le passage de la modération à l'extrémisme violent et sur la création d'une «boîte à outils» pour l'évaluation des effets des programmes de lutte contre la radicalisation. Ces recherches devraient se pencher sur les rôles joués par l'idéologie, les nouvelles techniques de recrutement fondées sur l'internet, et les personnes qui sont prises pour modèle.

 

Collaborer plus étroitement avec les pays tiers partenaires.

 

La vulnérabilité à la radicalisation ne s'arrête pas aux frontières de l'Union. Il est bien connu que le processus de radicalisation se déroule aussi en dehors de l'Union, dans les camps d'entraînement terroriste et dans les zones de conflit. Par conséquent, l'UE et ses États membres devraient, parallèlement aux mesures prises à l'échelle interne, encourager les pays partenaires à prendre leurs propres mesures.

 

Pour ces raisons, la Commission en étroite collaboration avec le Haut représentant et avec le coordinateur pour la lutte contre le terrorisme, poursuivront la collaboration avec les pays tiers en matière de prévention de la radicalisation, en allouant des fonds de l'UE pour l'organisation de formations ou pour soutenir les médias et d'autres initiatives locales de prévention sur le terrain. Les stratégies de prévention de la radicalisation et de l'extrémisme violent doivent également être intégrées dans les outils et instruments de la coopération au développement.

 

Prochaines étapes.

 

La communication de la Commission concernant la prévention de toute formes d'extrémisme violant est également liée à la révision de la stratégie de l'UE visant à lutter contre la radicalisation et le recrutement de terroristes, qui doit commencer en 2014.Dans cette optique, la Commission, en collaboration avec le haut représentant et avec le coordinateur pour la lutte contre le terrorisme, présentera un rapport sur la mise en œuvre des différentes actions décrites dans la communication vers la fin de 2015.

 

 

Cesare Tanda

 

 

Pour en savoir plus:

 

      -. Strengthening the EU's response to radicalisation and violent extremism:

(EN)  http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-18_en.htm

(FR)  http://europa.eu/rapid/press-release_IP-14-18_fr.htm

 

      -.Preventing Radicalisation to Terrorism and Violent Extremism: Strengthening the EU's Response:(EN)  http://ec.europa.eu/dgs/home-affairs/what-we-do/networks/radicalisation_awareness_network/ran-best-practices/docs/collection_of_approaches_lessons_learned_and_practices_en.pdf

 

      -.The EU Strategy for Combating Radicalisation and Recruitment (2005):

(EN)  http://register.consilium.eu.int/pdf/en/05/st14/st14781-re01.en05.pdf

 

      -.The EU Strategy for Combating Radicalisation and Recruitment (2008):

(EN) http://register.consilium.europa.eu/doc/srv?l=EN&t=PDF&gc=true&sc=false&f=ST%2015443%202007%20INIT&r=http%3A%2F%2Fregister.consilium.europa.eu%2Fpd%2Fen%2F07%2Fst15%2Fst15443.en07.pdf

(FR) http://register.consilium.europa.eu/doc/srv?l=FR&t=PDF&gc=true&sc=false&f=ST%2015443%202007%20INIT&r=http://register.consilium.europa.eu/pd/fr/07/st15/st15443.fr07.pdf

 

      -. Council conclusions calling for an update of the EU Strategy for Combating Radicalisation and Recruitment to Terrorism:

(EN) http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/jha/137397.pdf

(FR)  http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/jha/137397.pdf

 

      -.Radicalisation Awareness Network (RAN):

(EN)  http://ec.europa.eu/dgs/home-affairs/what-we-do/networks/radicalisation_awareness_network/index_en.htm

 

 

      -. FAQ: The Radicalisation Awareness Network:

(EN)  http://europa.eu/rapid/press-release_MEMO-13-40_en.htm

 

 

      -.Article de Nea say sur le phénomène de radicalisation:

(FR) http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&idnl=2845&nea=112&lang=eng&lst=0