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Peine de mort : condamnations et exécutions en 2013. Un rapport de Amnesty international confirme la marche inexorable vers son abolition.

pdf mise en ligne :02 04 2014 ( NEA say… n° 143 )

COOPERATION JUDICIAIRE PENALE > Lutte contre le trafic d'armes

Ce rapport confirme ce qui est signalé habituellement, chaque année, lors de la journée internationale contre la peine de mort : malgré les rechutes de 2013, le nombre de pays appliquant la peine capitale n'a cessé de diminuer depuis 20 ans, et des progrès ont été constatés dans toutes les régions du monde pendant l'année écoulée. Beaucoup de pays qui avaient mis à mort des condamnés en 2012 n'ont procédé à aucune exécution en 2013 ; c'est le cas notamment de la Gambie, des Émirats arabes unis et du Pakistan, dont les autorités ont suspendu le recours à la peine capitale. Le Bélarus n'a exécuté personne non plus, ce qui fait que, pour la première fois depuis 2009, aucune exécution n’a été enregistrée en Europe ni en Asie centrale.

C’est un tout petit nombre de pays  qui est responsable de la majorité des exécutions. L'Iran et l'Irak sont à l'origine d'une forte augmentation du nombre d'exécutions dans le monde en 2013, allant à l'encontre de la tendance mondiale à l’abolition de la peine de mort. Le nombre alarmant d'exécutions dans un groupe restreint de pays – principalement ces deux pays du Moyen-Orient – s'est traduit par près d'une centaine d'exécutions supplémentaires dans le monde par rapport à 2012, soit une augmentation de presque 15 %.
Le rythme élevé des exécutions dans certains pays comme l'Iran et l'Irak fait l’objet de  scandale. Toutefois, ces États qui s'accrochent à la peine de mort se situent du mauvais côté de l'histoire et sont, en réalité, de plus en plus isolés. Et comme le signale le rapport «  Seul un petit nombre de pays sont responsables de la grande majorité de ces meurtres d'État qui n'ont aucun sens. Ces pays ne peuvent défaire les progrès déjà réalisés de manière générale en faveur de l'abolition. »

Dans beaucoup de pays non abolitionnistes, le recours à la peine de mort est entouré de secret ; aucune information n'est rendue publique et, dans certains cas, la famille du condamné, son avocat ou le grand public ne sont même pas prévenus à l'avance des exécutions. Ces pratiques ne sauraient cher le fait indéniable que la tendance est au progrès  d’où l’appel de Amnesty :  il y a 20 ans, 37 pays appliquaient activement la peine de mort. Ils n'étaient plus que 25 en 2004, et 22 en 2013. Seuls neuf pays dans le monde ont procédé à des exécutions tous les ans ces cinq dernières années. La tendance sur le long terme est claire – la peine de mort est en passe de devenir un châtiment du passé. Nous exhortons tous les gouvernements qui continuent de tuer au nom de la justice à instaurer immédiatement un moratoire sur la peine capitale en vue de son abolition ».
En 2013, les méthodes d’exécution utilisées ont été notamment la décapitation, l'électrocution, le peloton d'exécution, la pendaison et l’injection létale. Des exécutions publiques ont eu lieu en Arabie saoudite, en Corée du Nord, en Iran et en Somalie. Des personnes ont été condamnées à la peine capitale pour des crimes n'ayant pas entraîné la mort, tels que des vols avec violence, des infractions à la législation sur les stupéfiants et des crimes économiques, mais aussi pour des actes qui ne devraient même pas être considérés comme des crimes, comme l’« adultère » et le « blasphème ». De nombreux pays ont utilisé le prétexte de « crimes » politiques, définis en termes vagues, pour exécuter des dissidents réels ou supposés.

Pour en savoir plus

      -. Rapport de Amnesty international  (FR)
http://www.amnesty.org/fr/library/asset/ACT50/001/2014/fr/4dd0506d-9fe1-4593-a738-55dd65be5f31/act500012014fr.pdf (EN) http://www.amnesty.org/fr/library/asset/ACT50/001/2014/fr/652ac5b3-3979-43e2-b1a1-6c4919e7a518/act500012014en.pdf

      -. Dossier peine de mort de Nea say http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&idnl=3091&nea=142&lang=fra&arch=0&term=0