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Asile : une nouvelle pratique  du « Vivre ensemble » dans un Europe solidaire. Réviser la politique européenne pour les demandeurs d’asile.

pdf mise en ligne :23 05 2014 ( NEA say… n° 145 )

COOPERATION JUDICIAIRE PENALE > Lutte contre la criminalité

A la veille des élections européennes, le Secours catholique demande, avec cinq autres représentants  d’associations caritatives, la révision de la politique européenne pour les demandeurs d’asile.. L’accueil des demandeurs d’asile demeure incertain, il doit être entièrement revu.

A la veille des élections européennes, le Secours catholique demande, avec cinq autres représentants  d’associations caritatives, la révision de la politique européenne pour les demandeurs d’asile.. L’accueil des demandeurs d’asile demeure incertain, il doit être entièrement revu.

 

 « Il est insupportable d’entendre parler d’étranger ‘indésirable’. Nous devons lutter contre les idées de méfiance et de peur qui circulent en Europe ». C’est par ces mots que François Soulage, président du Secours catholique, a commencé son intervention, mardi 20 mai, au Conseil économique, social et environnemental (Cese), à Paris. À ses côtés, cinq autres représentants d’associations caritatives – ATD Quart Monde, CCFD-Terre solidaire, la Cimade, Emmaüs France et Médecins du monde – sont venus exposer, tour à tour, leurs propositions pour « mieux vivre ensemble en Europe » . Les pistes sont nombreuses: favoriser un accès aux soins pour les plus démunis, lutter contre les inégalités, éradiquer l’extrême pauvreté… Le Secours catholique s’est plus particulièrement penché sur les demandeurs d’asile et les réfugiés.

 

Il pointe le doigt  une responsabilité importante de l’accord de Dublin : une clause qui dispose qu’un demandeur d’asile ne peut enregistrer une demande de protection que dans le pays par lequel il est entré de l’Union européenne. « Quand on sait que la plupart des migrants arrivent par la Grèce, Malte ou encore l’Italie, un pays déjà surchargé, on comprend qu’ils n’aient pas envie d’y rester. C’est une aberration ».Alors beaucoup préfèrent « brouiller les pistes » en rendant impossible la récolte de preuves permettant de déterminer par quel pays frontalier ils sont arrivés en Europe. D’où les automutilations visant à rendre inopérantes les empreintes digitales

 

Autre piste : favoriser un regroupement culturel : selon le Secours catholique, cette disposition a également un effet pervers puisqu’elle empêche tout regroupement culturel. « Les accords de Dublin suppriment la possibilité pour chaque réfugié de choisir le pays dans lequel il a envie de vivre. Cela accroît les difficultés pour des personnes déjà fragilisées. Un Kurde, par exemple, ne peut pas demander à rejoindre une communauté kurdophone en Allemagne », poursuit François Soulage.

 

Pour alerter les députés européens sur la nécessité d’une révision de ces accords, le Secours catholique compte s’appuyer sur un réseau international. « Avec les autres associations de solidarité nous voulons organiser un lobbying auprès des députés. C’est la seule façon de nous faire entendre ». Depuis de nombreuses années Eulogos est engagé dans un lobby permanent au prés des députés européens. A la veille des élections il a lancé « Food for thought ».

 

Les six associations du Vivre Ensemble ont d’ores et déjà prévu de se rencontrer à nouveau le 28 mai prochain pour « tirer les enseignements du vote européen » et « aiguiller les bénévoles dans la marche à suivre ».

 

C‘est clair, il y a beaucoup à faire et les suggestions esquissées ici ne représentent que la point de l’iceberg. Il est tout aussi claire que les questions doivent être portées au niveau européen et en premier lieu aux députés européens. Avec son projet « Food for Thought » lancé il y a quelques semaines (cf. autre information dans eu-logos.org) Eulogos a retenu une méthode consistant à interroger régulièrement les députés européens sur le thème des droits fondamentaux et de la citoyenneté. Nous allons renouveler ces questions dès que la nouvelle composition des commissions du Parlement européen sera connue. Elles seront posées également, le moment venu, aux candidats commissaires lors de leur audition par le Parlement européen à l’automne prochain. Les premières réponses sont déjà publiées dans Eulogos dans la rubrique « Vip Corner ».

 

Pour en savoir plus

 

Food for thought

 

      -. http://europe-liberte-securite-justice.org/foodforthought/

 

      -. http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&idnl=3154&nea=144&lang=fra&arch=0&term=0