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La pauvreté : s’attaquer au problème. Une vie décente pour tous, une solution pour le long terme aux problèmes de l’immigration ? la Commission fait des propositions. Et dans tout celà l'impact des négociations transatlantiques ?

pdf mise en ligne :11 06 2014 ( NEA say… n° 146 )

COOPERATION JUDICIAIRE PENALE > Lutte contre le trafic d'armes

La Commission veut favoriser un développement durable au niveau mondial et à cet effet elle présente une proposition. Elle vient d’adopter une communication visant à contribuer à l'élaboration de la position de l’UE dans les négociations internationales sur les objectifs de développement durable (ODD). Les ODD ont succédé aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et sont destinés à renforcer l’engagement de la communauté internationale en faveur de l’éradication de la pauvreté et du développement durable, problèmes qui menacent la vie des générations actuelles et futures. Un thème qui n’a pas retenu la moindre attention de la part des médias, un thème qui a été quasi absent de la campagne pour les élections européennes. Un observateur très attentif aura sans doute remarqué qu’un des candidats à la présidence de la Commission, Jean-Claude Juncker, dans son discours à Malte, a lié explicitement éradication de la pauvreté dans le monde et immigration. Un lien évident qui tombe sous le sens, le bon sens, mais qui est tu obstinément. Pour lui une politique de l’immigration implique notamment que la part du PIB consacré à aide au développement ne soit plus érodée, année après année. Propos restés eux aussi sans écho.

 La Commission veut favoriser  un développement durable au niveau mondial et à cet effet elle  présente une proposition. Elle vient d’adopter une communication visant à contribuer à l'élaboration de la position de l’UE dans les négociations internationales sur les objectifs de développement durable (ODD). Les ODD ont succédé aux objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et sont destinés à renforcer l’engagement de la communauté internationale en faveur de l’éradication de la pauvreté et du développement durable, problèmes qui menacent la vie des générations actuelles et futures. Un thème qui n’a pas retenu la moindre attention de la part des médias, un thème qui a été quasi absent de la campagne pour les élections européennes. Un observateur très attentif aura sans doute remarqué qu’un des candidats  à la présidence de la Commission, Jean-Claude Juncker, dans son discours à Malte, a lié explicitement éradication de la pauvreté dans le monde et immigration. Un lien évident qui tombe sous le sens, le bon sens, mais qui est tu obstinément. Pour lui une politique de l’immigration implique notamment que la part du PIB consacré à aide au développement ne soit plus érodée, année après année. Propos restés eux aussi sans écho.

 La communication de la Commission décrit des principes clés et propose des domaines prioritaires et des objectifs potentiels pour l'après-2015; elle est conçue comme une étape vers la définition d’un nombre limité d’objectifs de développement durable.

Un nouveau cadre est nécessaire pour que la communauté internationale se mobilise et s’attaque aux défis inextricablement liés qui consistent à éliminer la pauvreté et à améliorer le bien-être, tout en garantissant un progrès durable dans les limites de notre planète. Le programme des Nations unies pour l'après-2015 devrait avoir un caractère universel et apporter une réponse globale pour tous. Il est désormais admis que, pour la première fois, le monde dispose de la technologie et des ressources nécessaires pour éradiquer l’extrême pauvreté de notre vivant. Il serait inexcusable de ne pas le faire et il est de notre devoir de nous engager fermement dans ce sens. S’engager, oui, mais comment et avec qui ? Comment mobiliser les opinions publiques dans le contexte délétère que nous connaissons actuellement ?  Nous ne pourrons y parvenir que par une croissance et un développement qui soient durables. Nous devons trouver des solutions qui maintiennent un juste équilibre entre des objectifs économiques, sociaux et environnementaux. Et, outre les gouvernements, nous devons également réunir la société civile, le secteur privé et les citoyens afin de mettre en place un cadre global qui permette d’assurer une vie décente pour tous. Propos forts (belles paroles diront certains) tenus par des dirigeant européens mais restés sans écho (à de très rares exceptions prés) et sans effets pratiques et cela en pleine campagne électorale.

Les objectifs de développement durable contribueront à l'élaboration d'un nouveau cadre international qui prendra le relais des objectifs du millénaire pour le développement. « Ce cadre sera universel et s’appliquera à tous, sur la base d’un partenariat entre l'ensemble des pays, ainsi qu’avec la société civile et le secteur privé. Tous les pays devraient apporter leur juste contribution aux efforts mondiaux et rendre des comptes à leurs citoyens et à la communauté internationale ». Alors que les affrontements entre eux sont d’une violence sans précédent…. Le cadre sera fondé sur les trois dimensions du développement durable: sociale, environnementale et économique. Domaines prioritaires proposés :  la pauvreté, les inégalités, la santé, la sécurité alimentaire, l’enseignement, l’égalité entre les hommes et les femmes, l’eau et l'assainissement, l'énergie durable, le travail décent, la croissance inclusive et durable, la consommation et la production durables, la biodiversité, la dégradation des sols et les mers et les océans , la bonne gouvernance, la  justice, l’égalité et l’équité, la démocratie, l’Etat de droit, des sociétés pacifiques et exemptes de violence

Ce sont des propos littéralement bouleversant si l’on veut bien s’arrêter ne serait-ce qu’un instant sur leur contenu réel. Le débat sur l’immigration qui, lui, obsède nos sociétés (à la différence en apparence de celui-ci de la pauvreté),  devrait en être également bouleversé ! L’avenir le dira.

On ne peut conclure l’article sans dire un mot sur le partenariat transatlantique en négociation entre l'UE et les États-Unis et les futurs objectifs de l'ONU en matière de politique d’aide au développement: ils ont des objectifs divergents. Les pays en développement en redoutent les conséquences.

Les négociations sur les objectifs post-2015 de l'ONU en matière d'aide au développement arrivent bientôt à leur échéance. Les ONG ,spécialistes et experts attirent l’attention de toute leur force possible: le partenariat transatlantique pour le commerce et l'investissement (TTIP) entre l'UE et les États-Unis risque d’être en contradiction avec les objectifs de développement de l'ONU. Les États membres de l'ONU n’ont plus qu’un an avant de trouver un accord sur les objectifs de développement post-2015. En effet, septembre 2015 marque la fin de la période d’application des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Les 193 États membres des Nations unies prévoient de trouver un accord sur une nouvelle série d'objectifs. Comment va se passer la transition, les OMD ne risquent-ils pas de disparaître ? L’UE ne va-t-elle pas faire l’erreur de négocier et d’établir des ODD d'une part, tout en concluant un accord commercial qui serait en contradictions avec ces objectifs ? Un exemple: sur les huit conventions établies par l'Organisation internationale du travail (OIT), les États-Unis n'en ont reconnu que deux. Alors quelles seraient les conséquences sur les normes sociales, en matière de travail si le TTIP était ratifié en l’état ? Les deux premières zones économiques du monde ont-elles conscience des conséquences catastrophiques que leur accord pourrait avoir sur le reste du monde. Malheureusement, pour l’instant on ne sait encore rien de précis et cette attente est angoissante d’autant que n’existe pas à l’heure actuelle d’études éclairant cette problématique.

Serait-il naïf de considérer les ODD comme partie intégrante des négociations et de pouvoir évaluer les effets de l’accord au niveau mondial ? Devrions-nous , une fois de plus, nous résoudre à simplement constater « le déficit démocratique » ?

Prochaines étapes : la communication va maintenant être examinée par le Conseil des ministres et le Parlement européen. Les résultats de cet examen orienteront la position de l’Union lors des négociations au niveau des Nations unies et alimenteront la préparation du rapport du secrétaire général des Nations unies concernant le cadre pour l’après-2015, qui devrait être présenté dans le courant de l’année. Les conclusions du groupe de travail ouvert devraient être publiées le mois prochain.

 

Pour en savoir plus :

      -. Texte de la Communication http://ec.europa.eu/environment/international_issues/index_en.htm

Voir également: http://ec.europa.eu/environment/international_issueshttp://sustainabledevelopment.un.org/index.php?menu=1300