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Barack Obama a regretté vendredi 1 er juillet que les Américains aient "torturé des gens" après les attentats du 11 septembre 2001. Une vérité d’évidence depuis longtemps pour, entre autres, les lecteurs de Nea say.

pdf mise en ligne :02 08 2014 ( NEA say… n° 148 )

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 Barack Obama a regretté vendredi  1er juillet que les Américains aient "torturé des gens" après les attentats du 11 septembre 2001, en annonçant la prochaine remise au Congrès d'un rapport d'enquête sur les "techniques d'interrogatoire poussées" de la CIA. Les lecteurs de Nea say le savent depuis longtemps. Cf. dans le N° 148 l’article consacré à la condamnation de la Pologne par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) pour complicité avec la CIA dans les « extraordinary renditions », prisons et vols secrets, sans parler de Guantanamo, Bagram et autres lieux de détentions et de torture

"Nous avons fait beaucoup de bonnes choses, mais nous avons torturé des gens. Nous avons fait des choses contraires à nos valeurs", a dit le président américain lors d'une conférence de presse à la Maison blanche en évoquant la période ayant suivi les attaques d'avions suicides sur New York et Washington.

Peu après son entrée en fonctions en janvier 2009, Barack Obama a interdit le recours à certaines techniques d'interrogatoire comme la simulation de noyade. Il avait aussi  promis la fermeture prochaine de Guantanamo, toujours en fonctionnement presque six ans après sa déclaration.Ces techniques "poussées" avaient été autorisées par l'administration de son prédécesseur George W. Bush, qui avait décidé qu'elles n'étaient pas assimilables à de la torture. "Il est important de se garder de tout jugement trop moralisateur en repensant à la dure mission assignée" à nos forces de sécurité, a déclaré Barack Obama, rappelant le climat de peur qui régnait aux Etats-Unis après le 11-Septembre. "Beaucoup de ces hommes travaillaient dur avec une énorme pression sur les épaules et ce sont de vrais patriotes", a-t-il dit.

Le président américain a ajouté avoir toute confiance en John Brennan, le directeur de la CIA, en dépit des révélations selon lesquelles l'agence de renseignements a espionné des membres de la commission sénatoriale du Renseignement, chargée du rapport sur les techniques d'interrogatoire. Selon des responsables américains, le volumineux rapport de la commission sénatoriale soulignera que les méthodes brutales d'interrogatoire de la CIA n'ont pas apporté plus de renseignements sur des projets terroristes que ce qui aurait pu être obtenu par des méthodes non coercitives.

La Commission présidée par la démocrate Diane Feinstein (cf. Nea say « pour en savoir plus ») reprochera également à la CIA d'avoir trompé d'autres agences gouvernementales ainsi que le Congrès en affirmant que seul le recours aux méthodes "poussées" avait permis des avancées dans la lutte antiterroriste qui n'auraient pas été possibles autrement. Plusieurs responsables de la CIA seront nommément critiqués, dit-on de mêmes sources.

Le rapport sera rendu public prochainement, à une date non précisée. A suivre dans Nea say

Pour en savoir plus :

Article de Nea say sur le rôle de Diane Feinstein http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&idnl=3222&nea=148&lang=fra&arch=0&term=0