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Lutte contre le terrorisme : Schulz : « nous sommes appelés à protéger les citoyens européens contre les attentats terroristes » (Le Président du Parlement européen le 12 février ) Pour empêcher la radicalisation des jeunes, l’éducation ne sera-t-elle pas plus efficace que le PNR ?

pdf mise en ligne :13 02 2015 ( NEA say… n° 154 )

ASILE > Protection temporaire en cas d'afflux massif de personnes déplacées

Martin Schulz a demandé de nouvelles mesures pour lutter contre le terrorisme, dont des ressources supplémentaires pour les tribunaux et les services de sécurité ainsi qu’une stratégie pour empêcher les jeunes d’être radicalisés. Martin Schulz a déclaré qu’une nouvelle approche était nécessaire car la nature des menaces terroristes a évolué ces dernières années. Le Parlement européen est en faveur d’une approche multidimensionnelle qui se concentre sur la prévention, la protection et les poursuites judiciaires.

Prévenir la radicalisation des jeunes fait partie de cette approche. « Des jeunes ont été radicalisés au sein de notre société », a-t-il dit. Il faudrait aussi lutter contre la radicalisation dans les prisons et les sites web qui font la promotion des attaques terroristes.

Bien que les contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne aient besoin d’être renforcés, la liberté de mouvement à l’intérieur de l’espace Schengen ne devrait pas être limitée, a déclaré Martin Schulz. Il a également souligné que le Parlement européen s’était engagé à conclure une législation d’ici la fin de l’année pour faciliter l’échange des données des dossiers passagers entre les États membres afin de mieux traquer les suspects terroristes. Cependant, Martin Schulz a prévenu qu’une solution équilibrée était nécessaire, comprenant des dispositifs de protection forts des droits fondamentaux.

Le Président du Parlement européen a ajouté que les services de sécurité avaient besoin de plus de ressources pour pouvoir analyser les données disponibles, soulignant que de nombreux responsables d’attaques terroristes ces dernières années étaient déjà connus des autorités. Mais les services de renseignements et de police sont arrivés trop tard comme pour les attentats à New York du 11 septembre. « Nous courons le risque de nous noyer dans cet océan de données et de perdre notre capacité d’évaluer les données de manière utile », a-t-il expliqué.  C’est tout le sens du débat au sein du Parlement européen concernant le fichier PNR (cf. autre article).

En matière de lutte contre le terrorisme, c’est une information, sans doute la plus importante en matière de lutte contre le terrorisme, qui doit retenir notre attention : les Ministres européens de l’éducation vont discuter de l’extrémisme. Malheureusement cette information est passée totalement inaperçue de l’opinion publique. Les Ministres de l’Education se rencontreront, le 17 mars prochain à Paris, pour discuter des mesures à envisager pour combattre la radicalisation, a annoncé la Commission européenne le 9 février dernier. Une réunion décidée suite aux attentas de Paris du 7 janvier. Le commissaire responsable au sein de la Commission européenne de l’éducation et de la culture, de la jeunesse et des sports, Tibor Navracsics, a déclaré à cette occasion : « Aujourd’hui plus que jamais, nous avons besoin de bâtir des communautés cohésives et de trouver des manières de vivre ensemble en tant que société. L’éducation nous aide à comprendre et à accepter nos différences, à triompher l’aliénation et à créer le sentiment d’appartenance et l’inclusion. J’espère rencontrer tous les ministres de l’Education à Paris afin que nous puissions montrer notre solidarité et entamer un débat sur le rôle que l’éducation peut jouer et comment l’Europe peut faire la différence ».

Cette réunion est le résultat d’une initiative conjointe entre le gouvernement français, la Commission et la présidence lettone de l’UE. La Commission rappelle  que l’Union européenne soutient les efforts nationaux de lutte contre la radicalisation et a déjà mis sur pied en 2011 un « Réseau de sensibilisation à la radicalisation »(Cf. Nea say et infra « Pour en savoir plus »). Il s’agir d’une plate forme d’échanges qui réunit les acteurs en contact direct avec les personnes vulnérables susceptibles de sombrer dans la radicalisation, comme les enseignants et les éducateurs pour prévenir la radicalisation, à des fins d’échange et de mise au point de « bonnes pratiques ». Les efforts nationaux de l’UE pour prévenir la radicalisation feront également partie de l’Agenda européen sur la sécurité2015-2020 que le vice-président de la Commission Frans Timmermans a annoncé pour le mois de mai 2015.

Pour en savoir plus :

      -. Articles de Nea say sur le phénomène de radicalisation http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&idnl=3393&nea=153&lang=fra&arch=0&term=0

      -. Site du RAN  Radicalisation Awareness Network http://ec.europa.eu/dgs/home-affairs/what-we-do/networks/radicalisation_awareness_network/index_en.htm