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Déclaration de la présidence allemande sur la situation en Iraq et réactions européennes aux déclarations du Hamas

pdf mise en ligne :24 01 2007 ( NEA say… n° 26 )

IMMIGRATION > Elargissement

Au lendemain de la présentation, par le président Bush, de la nouvelle stratégie américaine en Iraq, l’Union européenne a réitéré le 11 janvier son engagement en faveur d’un "Iraq sûr, stable et uni".

La déclaration de la présidence allemande (FR) (EN) indique qu’elle partage les inquiétudes du président américain sur la situation dans ce pays et condamne la montée des violences fondées sur les différences ethniques et confessionnelles. L’Union européenne continuera à aider le gouvernement irakien dans ses efforts pour stabiliser et reconstruire le pays. La présidence souligne que l’Union européenne est également prête "à consolider davantage son engagement à condition que la situation sécuritaire le permette". Mais ce sont les iraquiens qui détiennent les solutions "pour une nation iraquienne unie, fédérale et démocratique". Les iraquiens doivent s’entendre sur les fondements de la cohabitation. L’Union continuera d’appuyer les efforts visant la réconciliation nationale et appelle les voisins de l’Iraq à respecter sa souveraineté nationale et à contribuer à la stabilisation du pays.

 

Dans le même sens, la porte-parole de la Commissaire Ferrero-Waldner s’est félicitée le même jour du fait que le président Bush, dans sa nouvelle stratégie, ait choisi "une approche plus globale" qui ne soit pas focalisée sur les moyens militaires, mais tienne aussi compte de la dimension politique du problème, ainsi que de la nécessité de faire avancer le processus de réconciliation nationale entre les différentes composantes de l’Iraq.

 

Le chef du bureau politique du Hamas, Khaled Meschaal, a évoqué le 10 janvier dans un entretien avec Reuters, "la réalité" de l’existence d’Israël, tout en refusant pour autant de le reconnaître. "Le problème n’est pas qu’il y ait une entité appelée Israël, le problème est qu’il n’existe pas d’Etat palestinien. Je ne parle pas de reconnaître Israël ou de l’accepter comme une réalité. En tant que Palestiniens aujourd’hui, je parle d’une demande palestinienne et arabe d’un Etat sur le reste de la terre palestinienne. C’est une réalité mais je ne veux pas la traiter du point de vue de la reconnaissance". Cette déclaration est relevée "avec intérêt", indique le porte-parole du Haut représentant de l’Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité communes (PESC), Javier Solana. Les propos méritent d’être confirmés de façon plus formelle, ajoute-t-on, car ils ne suffiront pas a priori à satisfaire les trois exigences de la communauté internationale vis-à-vis du Hamas : reconnaissance d’Israël, respect des accords internationaux et renonciation à la violence.