Une information citoyenne au service d'une identité européenne
Réactions, commentaires et débats avec des invités

Glossaire interactif des termes de l'Espace de liberté, de sécurité et de justice
Observatoire législatif de l’Espace européen de liberté, de sécurité et de justice
Veille juridique et documentaire axée sur la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne
Actualités des grands projets de l'Union européenne
Dossiers documentaires thématiques
Actualités sur le rôle de l'Union européenne dans le monde
Une information citoyenne au service d'une identité européenne

Quinze détenus de la prison militaire de Guantanamo ont été envoyés aux Emirats arabes unis (EAU), a annoncé le Pentagone, lundi 15 août.

pdf mise en ligne :18 08 2016 ( NEA say… n° 175 )

COOPERATION POLICIERE > Système d'information Schengen

C’est le transfert de prisonniers le plus important de l’administration Obama pour reprendre le titre du Washington Post annonçant la nouvelle. Dans un communiqué, le ministère américain de la défense salue la décision d’Abou Dhabi : « Les Etats-Unis sont reconnaissants au gouvernement des Emirats arabes unis pour son geste humanitaire et sa volonté de soutenir les efforts en cours des Etats-Unis pour fermer le centre de détention de Guantanamo. » Selon un responsable du département d’Etat, ce transfert concerne douze Yéménites et trois Afghans. Washington avait des difficultés à trouver un pays tiers acceptant d’accueillir les premiers, qui ne peuvent pas être pris en charge dans leur pays à cause de la guerre civile en cours depuis 2015. Ce refus de prendre en charge les prisonniers de Guantanamo est une longue tradition, y compris de la part des européens ;

 

C’est le transfert de prisonniers le plus important de l’administration Obama pour reprendre le titre du Washington Post annonçant la nouvelle. Dans un communiqué, le ministère américain de la défense salue la décision d’Abou Dhabi :

« Les Etats-Unis sont reconnaissants au gouvernement des Emirats arabes unis pour son geste humanitaire et sa volonté de soutenir les efforts en cours des Etats-Unis pour fermer le centre de détention de Guantanamo. » Selon un responsable du département d’Etat, ce transfert concerne douze Yéménites et trois Afghans. Washington avait des difficultés à trouver un pays tiers acceptant d’accueillir les premiers, qui ne peuvent pas être  pris en charge dans leur pays à cause de la guerre civile en cours depuis 2015. Ce refus de prendre en charge les prisonniers de Guantanamo est une longue tradition, y compris de la part des européens ;

Après avoir été transférés, les anciens détenus de Guantanamo sont en général remis en liberté sous conditions de dispositifs de surveillance et de suivi de programmes de réinsertion.

Le centre de détention de Guantanamo a été mis en place après les attentats du 11 septembre pour y regrouper les prisonniers de la « guerre contre le terrorisme » menée par le président George W. Bush. Barack Obama s’était engagé, en janvier 2009, à fermer ce camp contesté.

Au cours de ces derniers mois les libérations se sont accélérées (cf. dossier de Eulogos), Obama souhaitant tenir sa promesse, même avec retard. Avec le départ de ces quinze détenus, il reste désormais 61 prisonniers, contre 242 quand le président démocrate est arrivé. Il y a eu 780 prisonniers depuis son ouverture en 2001.« [L’annonce de ce transfert] contredit nettement l’idée que Guantanamo sera ouverte pour toujours », s’est réjoui Amnesty International. Mais  ce n’est pas demain qu’il sera fermé. La fermeture définitive du centre de Guantanamo paraît cependant impossible avant la fin du mandat de M. Obama en janvier 2017, faute de pouvoir trouver un endroit aux Etats-Unis où transférer la cinquantaine de prisonniers jugés non libérables. Ce serait une condamnation  à la perpétuité sans qu’un jugement quelconque ait été prononcé. Les élus républicains, majoritaires au Congrès, bloquent en effet toute initiative. Ces détenus ne peuvent pas non plus être jugés par un tribunal classique, certains ayant été torturés ou arrêtés dans des circonstances illégales aux yeux de la loi américaine.

Le centre de détention de Guantanamo a accueilli au total 780 prisonniers depuis son ouverture, peu après l’intervention américaine en Afghanistan en octobre 2001. Il devait détenir « les pires parmi les pires », selon les mots du vice-président de George W. Bush, Dick Cheney. Il s’est avéré que de nombreux prisonniers étaient des personnages secondaires , voire des personnes n’ayant commis aucun crime mais qui s’étaient trouvées au mauvais endroit au mauvais moment. Guantanamo est devenue très rapidement un puissant symbole antiaméricain et un argument politique contre l’administration Obama. Il a nourri puissamment la rhétorique terroriste et djihadiste et contribué à ce que le terrorisme se répende comme l’ a reconnu Obama.

Pour en savoir plus : principales sources d’information

     -.Journal le monde : http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2016/08/16/etats-unis-quinze-detenus-de-guantanamo-transferes-aux-emirats_4983143_3222.html

      -. Le Washington post  :https://www.washingtonpost.com/news/checkpoint/wp/2016/08/15/obama-administration-its-largest-single-release-of-guantanamo-detainees-ever/

      -. Dossier des articles de Eulogos consacrés à Guantanamo http://www.eu-logos.org/eu-logos_nea-say.php?idr=4&idnl=3900&nea=175&lang=fra&arch=0&term=0

      -. NewYork Times : A History of the detainee population  http://projects.nytimes.com/guantanamo