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De Malte à Washington, l’Europe est plus importante que jamais. !

pdf mise en ligne :13 02 2017 ( NEA say… n° 178 )

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Comme le fait remarquer l’éditorialiste du journal le Monde en date du 5 et 6 février, l’Europe «elle n’est pas seulement une nécessité pratique. Elle est un modèle de relations civilisées entre Etats. C’est sans doute ce que Donald Trump n’aime pas ». A Malte Union européenne a temporisé et su éviter pour l’instant de « trumpériser » sa politique migratoire et elle a su prendre ses distances par rapport à ce qui reste inacceptable ! A Washington Federica Mogherini lance un avertissement clair aux américains.

Au lendemain du sommet de Malte, que dire ? un sommet en demi teinte et certainement pas une réplique à Donald Trump qu’une partie l’opinion publique espérait plus ou moins secrètement .Cette réplique est enfin venu de Washington où se trouvait Federica Mogherini : « elle a su mettre les points sur les i ». Quelques jours auparavant,  Angela Merkel,  François Hollande,  Donald Tusk n’avaient pas mâché leurs mots et avaient mis clairement leurs collègues devant leurs responsabilités. Se tournant vers eux, François hollande, le premier les a interpelés vigoureusement : « Beaucoup devraient croire que leur avenir est d’abord dans l’UE, plutôt que d’imaginer je ne sais quelle relation bilatérale  avec les Etats-Unis (…) Ce qui se joue c’est l’avenir même de l’Union ». Sur un ton plus engageant, plus mobilisateur, la chancelière se plaçant sur la même ligne a assuré que si les Vingt-sept définissent collectivement « leur rôle dans le monde, ils parviendront aussi à prendre en charge la (nouvelle) relation transatlantique ». Le message du président du Conseil européen, déjà rapporté par Eulogos, est tout aussi net  voire carré. « la désintégration de l’UE ne conduirait pas à la restauration des souverainetés nationales chimériques (…) mais au contraire à une dépendance accrue au profit des superpuissances que sont les Etats-Unis, la Chine ou la Russie ».

 

Les européens ont tout ce qu’il faut pour souder leur équipe mais le temps presse d’ici le 25 mars, date anniversaire de la signature du traité de Rome, pourtant il faut reconnaître qu’aujourd’hui le compte n’y est pas. Or beaucoup espère encore  et souhaite bien célébrer l’anniversaire !

 Pour se donner un peu de cœur, relisons la déclaration de François Hollande avant de rendre compte des résultats : quels étaient les points de départ et les points d’arrivée .

Déclaration de François Hollande

François Hollande a invité vendredi l'Union européenne à refuser toute "pression" des Etats-Unis et à réfléchir, unie, à son avenir en toute indépendance, notamment en matière de défense, de commerce et dans ses relations avec la Russie.

Pour ce faire, une Europe "à plusieurs vitesses" peut se concevoir, a-t-il expliqué lors de la conférence de presse qui a suivi le sommet européen informel de Malte destiné à préparer celui du mois prochain marquant les 60 ans du Traité de Rome.

La déclaration du 25 mars doit affirmer les valeurs et les objectifs d'une Union prête à avancer malgré des dissensions, les élections en France et en Allemagne, la perspective du "Brexit" et le trouble créé par l'entrée en fonctions du président américain Donald Trump.

"Ce qui se joue, c'est le destin même de l'Union européenne", a déclaré François Hollande dès son arrivée au sommet de la Valette.

"Qu'est-ce que l'Europe peut faire elle-même, et par elle- même? C'est là-dessus que nous pouvons converger", a-t-il renchéri en fin de journée devant la presse.

Une partie des débats a concerné l'attitude à adopter face à Donald Trump, qui a notamment salué la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne et proposé de désengager son pays de l'Alliance atlantique.

Une "pression" jugée inacceptable par le président français.

"Il ne peut pas être accepté qu'il y ait, à travers un certain nombre de déclarations du président des Etats-Unis, une pression sur ce que doit être l'Europe ou ce qu'elle ne doit plus être, puisqu'en l'occurrence c'est ce qu'il prétend", a-t-il dit.

François Hollande a reconnu que les Européens n'étaient "sans doute pas" tous d'accord sur la relation à entretenir avec le nouveau locataire de la Maison Blanche, considéré avec inquiétude par des pays comme la France et l'Allemagne, mais avec plus de "bienveillance" selon lui dans certains pays de l'Est.

« L’Europe n’est pas un tiroir-caisse » !A ses yeux, ces divergences ne sauraient empêcher les Européens de s'unir sur l'essentiel.

"Il peut y avoir au sein des 28 des opinions différentes (...) mais il y a une unité de l'UE pour prendre toute la mesure de ce qui est en train de se produire", a-t-il considéré.

"Il ne s'agit pas de savoir ce que nous pensons les uns autres mais ce que nous faisons les uns avec les autres, notamment par rapport à ce que doit être une réponse européenne", a-t-il ajouté, citant les intérêts commerciaux, la sécurité et les rapports avec la Russie de Vladimir Poutine.

L'avenir de l'Europe, aujourd'hui mis en danger par la montée des populismes et un environnement international très incertain, il peut selon lui se bâtir à "plusieurs vitesses".

"Ce sera d'ailleurs une des voies possibles pour qu'à Rome nous puissions dire ce que nous voulons faire tous, et puis [pour] certains en Europe, davantage", a-t-il expliqué.

« Même avec des coopérations structurées ou renforcées, l'unité de l'Europe est indispensable et s'en écarter comporte des risques, a-t-il poursuivi à l'adresse de ceux qui considèrent l'Europe comme un "tiroir-caisse", un "restaurant self-service où on vient chercher ce dont on a besoin, où on prend des fonds structurels, où on accède à un marché intérieur" et où "on est solidaires de rien".

"Non, l'Europe c'est fait pour être plus fort ensemble et c'est cette règle, ce principe-là qui devra être rappelé plus fort en mars", a-t-il considéré.

François Hollande a, de la même manière, mis en garde les pays européens tentés d'engager un dialogue exclusif avec Washington.

"Beaucoup de pays devraient penser que leur avenir est d'abord dans l'Union européenne plutôt que d'imaginer je ne sais quelles relations bilatérales avec les Etats-Unis, même s'il est normal que chacun parle avec le président des Etats-Unis, je l'ai fait moi-même", a-t-il dit.

"Nous devons avoir une conception européenne de notre avenir sinon il n'y a, à mon avis, pas d'Europe et pas nécessairement de projet pour chacun des pays de pouvoir peser dans le monde". (Version diffusée par Reuters. cf. Pour en savoir plus le texte  diffusé par la représentation française auprès de l’Union européenne).

Points de départ et points d’arrivée

Dans une Europe  prise en tenaille entre  les Etats-Unis avec un président ouvertement hostile et soucieux de littéralement de détruire l’Union européenne et une Russie aux visées expansionnistes, les dirigeants européens  commencent à prendre la mesure de l’importance d’avancer dans l’Union et en rangs serrés. Sur ce plan la démonstration n’est pas totalement convaincante, mais des progrès ont été faits. Autre constat les questions migratoires figurent parmi les principales causes de désunion, une amélioration  sensible doit être notée et dans ses conclusions le Sommet de Malte l’a notée et chiffrée avec soin et de façon détaillée. Mais l’UE n’a pas encore réussi à mettre un terme à la crise migratoire et ce défi était le défi central au moment où s’ouvrait le sommet, il le reste après le sommet et au moment où la Commission rend public son neuvième rapport (oui c’est bien le neuvième !) en matière de relocalisation et de réinstallation. Comme reste entier le problème humanitaire. Si une solution a été trouvée en bonne partie pour la route de la Méditerranée orientale, celui de la Méditerranée centrale  demeure  un sujet de préoccupation majeure et croissante avec le chaos sévissant en Libye. Plusieurs solutions ont été avancées par les Etats membres, l’une d’entre elle consistait à transposer l’accord UE-Turquie qui marche pour l’instant plutôt bien, mais il est vite apparu qu’il n’y a pas de réelles possibilités d’étendre l’accord (absence d’autorité étatique, droits de l’homme inexistants à tout point de vue. En un mot la Libye, c’est pire que tout ! Autre sujet des plus sensibles le plan de relocalisation de 160 000 migrants entre les Etats membres dont les objectifs sont loin d’être atteins et pas seulement en raison de l’opposition féroce des pays du groupe de Visegrad. Dans le même temps on ne peut oublier complètement la Grèce et la route de la mer Egée, l’aide à la formation des gardes côtes libyens (les premiers diplômes viennent d’être délivrés en présence de Federica Mogherini) et l’aide au développement socio-économique des pays d’origine et de transit prend une importance grandissante, le soutien des projets de l’Organisation internationale pour la migration (OIM) ou du Haut Commissariat de l’ONU pour les réfugiés prends une place de plus en plus grande. Enfin pour couronner le tout, la lutte contre les trafiquants et passeurs, un problème qui, toujours évoqué, n’a jamais été réellement pris à bras-le-corps. Pour  une fois le problème est mentionné à plusieurs reprises dans la déclaration finale de Malte, c’est peu mais c’est déjà quelque chose et témoigne d’une prise de conscience affirmé de la gravité du problème et de sa dimension stratégique dans la maitrise de la crise migratoire.

En effet comme convenu les chefs d’Etat ont adopté dans une déclaration une série de mesures pour tenter de contenir la migration et cela a été fait après une description détaillée, chiffrée de la situation. Les Vingt-huit ont affirmé qu’un élément clé d’une politique migratoire soutenable est la gestion effective des frontières extérieures et la baisse des flux migratoires. Ils ont réitéré leur soutien à l’accord UE- Turquie ainsi qu’aux actions prises pour fermer la route des Balkans occidentaux. Ils ont noté  que les flux  orientaux et centraux ne sont pas strictement de même nature : dans un cas des réfugiés éligibles à une demande d’asile, dans l’autre plutôt, mais pas toujours, des migrants économiques. En attendant les mesures actés restent limités et singulièrement au regard des appels de la présidence maltaise, le premier ministre Muscat.  Dans la liste d’action le Conseil insiste sur la formation et l’équipement des gardes-côtes libyens qui devraient être capables à la fois d’empêcher les gens de prendre la mer et le chemin de l’Europe et de les secourir en mer en cas de besoin, le nombre de morts est toujours aussi impressionnant. Encore 1500 personnes ont été secourues la veille du sommet. Parmi les mesures retenues , l’UE veut poursuivre les actions de démantèlement des réseaux de passeurs, et aider à développer là où c’est possible les communautés locales notamment dans les zones côtières ou sur les routes empruntées par les migrants et améliorer la situation économique et sociale dans ces communautés. Les européens veulent aussi soutenir l’Organisation internationale des migrations(OIM) et le Haut Commissariat au Nations Unies (HCR) dans leurs efforts pour développer les centres d’accueil des migrants et aider l’OIM dans ses programmes de retours volontaires des migrants.

Il faut retenir cependant, et tout particulièrement, les propos très politiques de Federica Mogherini tenus à la marge du sommet : ils fontle point sur le plan conjoint d’action sur les migrations, dit plan de la Valette qui date de plus d’un an. « La migration ne peut être gérée efficacement que par la coopération et le partenariat » entre les pays européens et africains — a  souligné d’emblée la Haute Représentante. Construire des murs, ce n’est pas la méthode européenne. Et d’enchaîner : « Il y a des forces partout dans le monde qui poussent à une approche totalement différente : une approche basée sur la confrontation plutôt que sur la coopération, sur la construction de murs plutôt que sur la construction de partenariats, sur les fermetures et les interdictions plutôt que sur le dialogue. Ce n’est pas la voie africaine. Ce n’est pas la façon que  nous partageons autour de cette table. » Une déclaration qui vise clairement Donald Trump , personne ne peut se tromper, mais une déclaration qui vise aussi certains dirigeants européens qui ne sont pas loin de penser la même chose. Une manière aussi de répondre à certaines attaques, venues des ONG ou même de responsables africains, accusant l’Europe de ne pas vouloir prendre sa part du fardeau des migrations et de se décharger sur d’autres de cette tâche. Un déni des droits de l’Homme…Ce n’est pas la première fois que la Haute représentante de l’Union, exprime ses fortes réticences par rapport à l’administration Trump. Au Parlement européen, début février, juste après la publication des décrets du nouveau président américain , elle s’était écriée : « Personne ne peut être privé de ses droits à cause de son lieu de naissance, de sa religion ou de son ethnie. C’est dans toutes nos constitutions, dans l’Union européenne (comme) aux États-Unis ». « L’Union européenne ne tournera pas le dos contre quiconque a le droit à la protection internationale. Et nous, nous continuerons de le faire. »

Federica Mogherini lance un avertissement solennel et ferme aux américains."Je crois que l'unité de l'Union européenne est plus manifeste aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a quelques mois et cela doit être clairement compris ici", a-t-elle encore averti à Washington, après avoir vu jeudi 9 février le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson et les conseillers du nouveau président.Une fois de plus en peu de mots elle a dit l’essentiel. L’UE demande aux Etats-Unis de ne « pas interférer dans sa politique » .Federica Mogherini a mis en garde vendredi 10 février l'administration de Donald Trump contre toute "interférence" dans la politique de l'UE."Nous n'interférons pas dans la politique des Etats-Unis (...) Et les Européens comptent sur le fait que l'Amérique n'interfère pas dans la politique européenne", a mis en garde Mme Mogherini, qui boucle sa première visite à Washington depuis l'arrivée de l'administration Trump perçue comme isolationniste, nationaliste et moins attachée aux liens transatlantiques. Cette visite intervient quelques jours seulement après l’entrée en fonction du nouveau président.

Devant quelques journalistes, Federica Mogherini était notamment interrogée sur la volonté prêtée au site d'informations américain Breitbart, proche de l'extrême droite et anciennement dirigé par le conseiller du président Trump, Steve Bannon, d'influencer les élections cette année en France et en Allemagne.

"Je crois que l'unité de l'Union européenne est plus manifeste aujourd'hui qu'elle ne l'était il y a quelques mois et cela doit être clairement compris ici", a-t-elle encore averti, après avoir vu jeudi le secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson et les conseillers du nouveau président, Michael Flynn et Jared Kushner.

Mme Mogherini a encore exhorté la nouvelle administration américaine à "respecter l'Union européenne qui n'est pas seulement une institution mais une Union de 28 Etats membres, toujours à 28 et à 28 pour encore plusieurs mois", en allusion à la sortie programmée du Royaume-Uni.

Fin janvier, le président Trump avait estimé, aux côtés de la Première ministre britannique Theresa May, que le Brexit était "une chose merveilleuse" et il avait vanté la "relation spéciale" entre Washington et Londres.

"Huit mois après le référendum au Royaume-Uni, nous n'avons même pas été notifiés du début de la négociation. Si bien que le Royaume-Uni restera membre de l'Union européenne pendant encore au moins deux ans (...) et ne sera pas en mesure de négocier un traité commercial avec un pays tiers", a souligné Mme Mogherini pour rappeler un fait d’évidence pour tout le monde sauf sur le sol américain, peut-être.

"De la Pologne au Portugal, de la Finlande à Malte, les Européens ont le sentiment et pensent que leurs intérêts sont mieux protégés et défendus par notre Union", a encore vanté la haute représentante de la diplomatie de l'UE.

A l’issue de la rencontre, Federica Mogherini a invité son homologue, Rex Tillerson  à « venir s’adresser au Conseil des affaires étrangères le plutôt possible», invitation  annoncée dans un communiqué du Service européen pour l’action extérieure qui rappelle qu’ils ont discuté de « l’intérêt mutuel de faire avancer la coopération existante de longue date entre l’UE et les Etats-Unis sur les principaux dossiers internationaux ». Parmi ses dossiers on peut relever : lutte contre le terrorisme, renforcement de la défense européenne, la Russie, l’accord nucléaire iranien, l’Ukraine, la Syrie. (cf. « Pour en savoir plus » : communiqué du service extérieur de 10 pages). Cette déclaration vient à son heure, beaucoup commençait à douter après le sommet de Malte : seul François Hollande avait été ferme « Trump n’a pas à se mêler de la vie de l’UE, c’est à elle de décider », Angela Merkel avait été plus nuancée par rapport à ses propos antérieurs et avait comme Donald Trump modéré ses propos, modération qui révèle le souci des européens de faire bloc et de préserver leur unité « la coopération transatlantique demeure une priorité absolue, car jusqu’à présent, elle a été un des piliers du monde libre ». C’est cette modération qui a suscité la colère de Guy Verhofstadt qui dans le journal l’Opinion décrivant un Conseil peu sûr de lui-même le fustigeait sans retenue : « il ressort plutôt une panique générale, hésitant entre la collaboration, la reddition et surtout la neutralité (…) faire croire à nos concitoyens que la soumission est la seule alternative serait la plus catastrophique erreur du Conseil européen, pourtant cumulard en la matière. Ce serait dégoûter définitivement de l’idée européenne, d’une Europe libre, forte et fière de ses valeurs ».

Quelques constats. Les conclusions ne peuvent être que fragiles, on ne peut en tirer quelques unes que sous la sous forme de simple  constat. La presse relaye assez mal le débat actuel et dès lors peut-on parler de débat ? on trouve difficilement dans la presse la simple relation du voyage de Federica Mogherini à Washington, d’où l’absence de commentaires, d’analyse sur des propos aussi lourds de sens. Comment engager, mobiliser  les citoyens européens ? c’est un premier handicap. Deuxième handicap l’Union européenne a été secouée, elle a résisté, mais reste fragile. De cette unité Federica Mogherini en prend acte : « nous sommes plus unis que nous ne l’étions il y a quelques mois ». Mais que  ne ferions nous pas  si nous restons réellement unis : on pourrait appeler au respect de l’accord de Minsk et au respect des sanctions visant la Russie depuis l’annexion de la Crimée. On pourrait appeler au maintien de l’accord sur le nucléaire iranien, appeler à la concrétisation de l’Accord de Paris sur le climat. On pourrait appeler à l’égalité de traitement et ainsi répondre indirectement au décret anti-immigration américain. Nous pourrions faire avancer le dossier Israël/Palestine. Nous pourrions  réaffirmer les grands principes des droits fondamentaux sur lesquels se base notre politique européenne, ce qui serait une réponse à la nouvelle politique américaine. Tout cela est dans la déclaration de Federica Mogherini. Poursuivons l’énumération en l’empruntant à Maros Sefcovic, commissaire européen à l’Union de l’énergie, qui à la veille du sommet de Malte déclarait au nom de la Commission européenne après avoir rappelé combien l’héritage des relations transatlantiques était un bien précieux : « l’Europe doit constituer une ancre de stabilité dans un monde en mutation (…). Nous n’avons jamais été autant submergés par les appels de toute part à faire preuve de leadership en particulier en matière de changement climatique, de transition énergétique, d’échanges commerciaux libres et équitables, de fourniture d’aide au développement ciblée et de lutte pour un multilatéralisme effectif basé sur le droit, sur des valeurs modernes et un système efficace d’organisations internationales ». L’Europe est plus importante que jamais, comme l’annonçait le titre de l’article.

Pour en savoir plus : principales sources d’information.

      -.  Déclaration de Federica Mogherini à l’ouverture du Sommet de Malte (3 février 2017)https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage/19867/remarks-hrvp-federica-mogherini-upon-arrival-informal-malta-summit-2017_en

      -. Déclaration du sommet de Malte (3 février 2017)par les membres du Conseil européen (FR) http://www.consilium.europa.eu/fr/press/press-releases/2017/02/03-malta-declaration/ (EN) http://www.consilium.europa.eu/en/press/press-releases/2017/02/03-malta-declaration/

      -. Journal le Temps : le commerce des migrants reste très lucratif au sud de la Méditerranée https://www.letemps.ch/monde/2017/02/02/commerce-migrants-tres-lucratif-sud-mediterranee

      -. Déclaration de François hollande http://www.rpfrance.eu/sommet-de-malte-nous-devons-avoir#Declaration-du-President-de-la-Republique-a-son-arrivee-au-sommet-de-Malte-nbsp

      -. EURACTIV Commission bares teeth over refugee crisis https://www.google.be/search?hl=fr-BE&source=hp&biw=&bih=&q=the+brief+commission+bares+teeth+over+refugee&gbv=2&oq=the+brief+commission+bares+teeth+over+refugee&gs_l=heirloom-hp.12...8243.42219.0.71658.45.14.0.31.1.0.161.1893.1j13.14.0....0...1ac.1.34.heirloom-hp..31.14.1830.212utBj4AGI

Remise des diplômes aux marins dans le cadre des opérations navales Sophia https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage/20095/eunavfor-med-operation-sophia-hrvp-mogherini-attends-graduation-ceremony-first-training_en

Remarks by High Representative Mogherini at the press roundtable during the visit to the United States of America https://eeas.europa.eu/headquarters/headquarters-homepage/20408/remarks-high-representative-mogherini-press-roundtable-during-visit-united-states-america_en