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L'Europe face à la criminalité numérique

pdf mise en ligne :06 09 2007 ( NEA say… n° 39 )

COOPERATION JUDICIAIRE PENALE > Présomption d'innocence et droits de la défense

La première cyber-guerre a été menée en l'Estonie en avril dernier (cf. "Une avancée importante dans la lutte contre la cybercriminalité", NEA say... n°35). A-t-elle fait prendre conscience de l'importance et de l'urgence grandissantes de se prémunir contre les menaces numériques? La réponse est non!  Depuis, de nombreux cas ont été révélés par les plus hautes autorités de pays comme l'Allemagne, le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. La presse a multiplié les révélations à ce sujet.
Les premiers concernés sont les gouvernements, la Commission européenne a inscrit le thème à l'Agenda du Conseil et du Parlement européen. L'utilisation massive d'Internet à l'échelle mondiale fait des gouvernements et des industriels une cible de choix pour des attaques souvent difficiles à identifier en raison de leur procédure d'action. La sécurité absolue n'existe pas, mais il est essentiel d'élever le niveau de protection d'abord en sensibilisant les internautes de toutes catégories. Face à une réalité alarmante, les Etats membres mesurent chaque jour leur vulnérabilité, longtemps sous-estimée, mais la riposte se fait attendre, tout comme les conclusions de l'enquête menée par l'ENISA.

Le dernier numéro de la Lettre de la Fondation Robert Schuman a publié un article de Laurence Ifrah consacré à cette nouvelle forme de criminalité. Ses conclusions méritent d'être méditées. Les politiques de sécurité sont évolutives et sont à renouveler autant de fois qu'il est nécessaire. Les Etats sont aussi vulnérables que les entreprises, alors que les conséquences sont nettement plus graves. Les incidents qui ont eu lieu en Estonie sont les premiers d'une longue série. Certains pays ont déjà mis en place des centres de recherche et des cellules militaires prêts à lancer une guerre numérique ou à riposter à une première attaque. "Le marché du malware", nous dit l'auteur, peut être comparé à celui du trafic d'armes, de stupéfiants ou d'êtres humains. Il est nécessaire de le réprimer avant que son développement ne le rende incontrôlable.