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Le New York Times indigné par les tests ADN français

pdf mise en ligne :24 10 2007 ( NEA say… n° 41 )

ASILE > Eurodac

Le New York Times indigné par les tests ADN français, "une bigoterie pseudo-scientifique".
Dans un éditorial au vitriol, le prestigieux quotidien américain New York Times dénonce "une nouvelle loi hideuse" et n’hésite pas à dresser un parallèle avec certaines lois de la France de Vichy. Pour un peu, et s’il l’avait connu, il aurait repris à son compte le mot désormais célèbre de Fadela Amara, membre du gouvernement : "Dégueulasse". D'emblée le journal cible ses attaques: "Les questions d’immigration font ressortir les pires instincts des hommes politiques qui devraient être plus raisonnables". Le quotidien a choisi le dimanche 21 octobre 2007, jour de grande lecture, pour publier cet éditorial indigné, comme s'il s'était senti outragé. Pour critiquer le projet de loi sur l’immigration et tout particulièrement les tests ADN, il a choisi un titre accablant pour les auteurs de la loi et leurs complices : "Pseudoscientific Bigotry in France". "Les tests ADN peuvent être utiles pour établir la culpabilité ou l’innocence dans une affaire criminelle. Mais ils n’ont pas leur place dans une loi sur l’immigration", peut-on y lire. Le quotidien ne comprend pas que la France n’ait pas retenu les leçons de l’histoire, de son histoire. "Des notions pseudos scientifiques de la race pure ont été introduites avec des conséquences tragiques, sous l’occupation par les nazis et leurs collaborateurs de Vichy". Fort de ce constat, le journal estime que "Nicolas Sarkozy aurait pu intervenir pour stopper ce projet de loi à n’importe quel instant, il en a encore la possibilité (…) mais ne le fera sans doute pas (…) alors qu’il est lui-même le fils d’un immigré hongrois". Où chercher une explication à ce comportement? Le New York Times y répond : "Monsieur Sarkozy s’est fait un nom politique avec ses critiques acerbes sur les immigrés récents, et notamment sur ceux originaires d’Afrique du Nord"… En conclusion, le New York Times voit dans cette démarche un levier purement électoral et de conclure : "Nicolas Sarkozy veut être considéré comme un homme d’Etat. Qu’il agisse donc en tant que tel !".