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Après la Chancelière Angela Merkel, le président Barroso vient rassurer les irlandais à propos de la fiscalité, de la neutralité irlandaise et du développement rural

pdf mise en ligne :21 04 2008 ( NEA say… n° 48 )

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Les conséquences d'un "non" irlandais au référendum seraient désastreuses pour l'Union européenne et l'Irlande, "car je peux vous dire que cette fois-ci, il n'y a pas de plan B", a déclaré José Manuel Barroso.

L'issue du référendum reste incertaine, en raison du nombre d'indécis: selon un sondage paru à la mi-avril, 28% des Irlandais affirment qu'ils voteront en faveur et 12 % qu'ils voteront "non", mais 60% se déclarent indécis.

S'adressant au Forum national sur l'Europe, le président de la Commission a expliqué que l'Union avait besoin du nouveau Traité pour donner à l'Europe une voix plus puissante sur la scène internationale. Il a ensuite pris position sur trois sujets qui dominent la campagne irlandaise:

-.Fiscalité et prise de décision à l'unanimité: le traité de Lisbonne ne change pas les règles de prise de décision à l'unanimité en matière de fiscalité et rien ne peut être imposé à l'Irlande.

-.Neutralité irlandaise: le traité apportera des nouveautés en matière de politique de sécurité et de défense, mais rien n'affectera la tradition irlandaise de neutralité, a souligné le président de la Commission.

-.Le "modèle irlandais": le Traité de Lisbonne et les politiques promues sont compatibles avec le maintien du modèle iralandais, notamment l'agriculture et le développement durable. Les propositions que la Commission présentera en mai en vue du "bilan de santé" seront dans la ligne des réformes que l'Irlande a déjà entamées dans son agriculture. Mais une grande partie des débats a été consacrée aux négociations commerciales dans le cadre de l'OMC, les agriculteurs irlandais prenant parti contre les positions avancées par le commissaire européen en charge du commerce, Peter Mandelson.

Quant à Mme Merkel, pour sa première visite officielle en Irlande, elle a plaidé en faveur du traité de Lisbonne, "qui apporte des avantages, même aux sceptiques (...) la création de l'Union européenne, c'est la meilleure chose qui soit arrivée au continent". S'adressant aux eurosceptiques: "si la situation reste comme aujourd'hui, vos exigences ne seront en aucun cas mieux réalisées" (FR) (EN).

La plupart des partis irlandais sont en faveur du traité de Lisbonne.