Une information citoyenne au service d'une identité européenne
Réactions, commentaires et débats avec des invités

Glossaire interactif des termes de l'Espace de liberté, de sécurité et de justice
Observatoire législatif de l’Espace européen de liberté, de sécurité et de justice
Veille juridique et documentaire axée sur la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne
Actualités des grands projets de l'Union européenne
Dossiers documentaires thématiques
Actualités sur le rôle de l'Union européenne dans le monde
Une information citoyenne au service d'une identité européenne

Neuf banques des rives nord et sud de la Méditerranée s’associent pour faciliter les transferts d’argent des migrants.

pdf mise en ligne :25 07 2008 ( NEA say… n° 53 )

ASILE > Programme de La Haye

Dans le contexte général du premier Sommet des chefs d’Etat et de gouvernemnt instituant une « Union pour la Méditerranée » (qui s’est tenu à Paris le 13 juillet) neuf établissements financiers privés ont crée le 7 juillet dernier, un groupe de travail auquel la Banque européenne d’investissement (BEI) ainsi que l’Agence française de développement (AFD) ont apporté leur soutien en tant qu’observateur.

Ce groupe a pour objet de faciliter et d’abaisser les coûts des transferts d’argent des migrants méditerranéens vivant en Europe dans leur pays d’origine, et de faciliter leur bancarisation dans une optique d’investissement productif et de promotion de la croissance des PME et du financement de projets d’infrastructures sur la rive sud. La BEI a réalisé en 2005 la première étude sur le phénomène de transfert des fonds des migrants dont Nea say a rendu compte

 

Le protocole d’intention signé le 7 juillet l’a été par un premier groupe qui comprend : Al Almana (Maroc), Attijariwafa Bank (Maroc) ; Bank of Alexandria (Egypte), filiale d’Intesa Sanpaolo ; la Banque internationale Arabe de Tunisie (BIAT-Tunisie), la Banque Tuniso-Koweïtienne (Btk-Tunisie), filiale du Groupe Caisse d’Epargne, la Confédération nationale des caisses d’épargne espagnoles (Ceca-Espagne), le Crédit immobilier et Hôtelier (Cih-Maroc), filiale du Groupe Caisse d’Epargne et de la Caisse de dépôt et de gestion (Maroc), le Groupe Caisse d’Epargne (Gce-France), Intesa Sanpaolo (Italie). Ce premier groupe pourra être rejoint par d’autres établissements soucieux de participer à l’édification d’untel projet.

 

Rappelons que chaque année, les transferts réalisés par les migrants présents en Europe vers la rive sud représentent plus de 10 milliards d’euros, avec une croissance annuelle en volume de près de 15%. Or, pour une grande part ces flux se font en dehors des circuits bancaires (sociétés de transfert d’argent, postes, circuits informels) et sont soumis à des tarifs relativement élevés. Tant   épargnants que les systèmes économiques des pays bénéficiaires pâtissent de cette situation. En outre aucun établissement bancaire ne dispose aujourd’hui, à lui seul, de réseaux suffisants des deux côtés de la Méditerranée pour organiser ces circuits à une large échelle.

 

Les banque signataires ont décidé d’examiner la manière dont elles vont collaborer afin de développer une gamme de produits bancaires et financiers dédiée  aux besoins des migrants vivants en Europe et de faciliter les virements bancaires de compte à compte entre les clients des banques du groupe de travail. Il s’agit aussi de favoriser leur épargne dans une optique de réallocation à des fins productives dans des investissements de moyen et long terme (incluant notamment les projets d’infrastructures) sur la rive sud de la Méditerranée. Les établissements financiers signataires affirment ainsi leur volonté d’être paries prenantes et de rendre tangible l’Union pour la Méditerranée dans le quotidien des migrants. Ils expriment leur conviction que « sans renforcement des liens entre les économies de la Méditerranée, aucun renouvellement du dialogue politique, propice lui-même au développement des affaires et, au-delà, de la meilleure compréhension des peuples, ne sera possible ».