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Les ROMS : il faut améliorer leur intégration sur le marché du travail:priorité à l'éducation des jeunes. Jacques Barrot interpellé par la députée Renate Weber

pdf mise en ligne :22 01 2009 ( NEA say… n° 61 )

ASILE > Garanties procédurales

Pour lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale des Roms, les députés de la commission de l'emploi et des affaires sociales du PE, dans un rapport d'initiative, préconisent de faire de l'éducation des jeunes une priorité. Ils demandent également une stratégie globale pour l'intégration de ces populations dans l'Union européenne.
Les Roms constituent la minorité la plus importante de l'Union européenne. Ils connaissent des discriminations multiples, un taux de pauvreté plus élevé et un niveau de vie plus bas que la moyenne des citoyens de l'UE, souligne le rapport (FR) (EN) de Magda Kósáne Kovács (PSE, HU)  adopté à une très forte majorité (42 voix pour, o abstentions et 3 contre) sur "la situation sociale des Roms et l'amélioration de leur accès au marché du travail dans l'UE".
 
"Bien qu'elle ait été un enjeu important du processus d'élargissement, l'amélioration de la situation sociale et économique des Roms n'a guère progressé", constatent les députés.
 
L'éducation: une priorité
 
Les jeunes Roms ont tendance à quitter l'école relativement tôt "ce qui compromet leur éducation, leur intégration et leurs chances sur le marché du travail" et "même si leur proportion dans l'enseignement secondaire et supérieur a augmenté dans certains Etats Membres, leur niveau de qualifications demeure loin en dessous de la moyenne", reconnaissent les députés.
 
De plus, l'accès inégal aux services et les désavantages socio-économiques dont sont victimes les enfants Roms ne leur permettent pas d'accéder à une éducation de qualité et affectent ainsi leurs chances sur le marché du travail et leur intégration. Selon la commission parlementaire, il est nécessaire d'avoir des politiques d'éducation ciblées destinées aux familles Roms et qui encouragent leur participation active.
 
Par ailleurs,  pour permettre un retour à l'emploi des chômeurs de longue durée, les députés demandent à l'UE et aux Etats Membres de mettre en place une approche examinant les aspects de la marginalisation des Roms. Une attention particulière devra être accordée aux femmes qui sont souvent actives dans l'économie souterraine et avec un taux d'emploi très faible.
 
Lutter contre la marginalisation et la stigmatisation
 
La majorité des députés de la commission du PE se félicite de la proposition en faveur d'une nouvelle directive exhaustive en matière de lutte contre les discriminations et invite la Commission européenne à mettre en place des programmes permettant d'éliminer la discrimination et la stigmatisation des Roms.
 
Les parlementaires demandent également à la Commission une évaluation des instruments existants et une stratégie politique cohérente au niveau de l'UE.
 
Ils recommandent aux Etats membres de créer un groupe d'experts au niveau de l'UE avec la participation de représentants des Roms pour coordonner la stratégie des Etats membres ainsi que l'utilisation des fonds qui leurs sont destinés.
 
Le rapport sera examiné en plénière de la deuxième session de février (18 et 19 février)
 

Le vice-président Barrot vient d’être interpellé au sujet de la persistance et même la recrudescence de xénophobie en Italie au sujet des citoyens roumains. La députée européenne Renate Weber (ADLE, roumaine) a écrit pour lui demander de clarifier la position de la Commission à propos de « la poussée inquiétante de xénophobie en Italie. Je pense que les discours publics et les actions des autorités italiennes prenant pour cible les citoyens roumains, ainsi que les campagnes médiatiques de masse contre eux, sont des pratiques qui pourraient et qui devraient être débattues au niveau de l’Union européenne, notamment au regard de l’article 6 du Traité de l’UE ( droits fondamentaux) ». Mme Weber demande si la Commission prévoit de demander aux autorités italiennes un rapport détaillé sur la situation en Italie, notamment en vue de clarifier les proportions dans lesquelles l’Italie viole systématiquement les principes mentionnés à l’article 6. La députée veut aussi savoir si la Commission a reçu des autorités italiennes le plan qui inclut des mesures relatives au social, au logement et à l’éducation visant la population des camps nomades, plus de cinq mois après la fin de la campagne destiné à relever les empreintes digitales. Enfin elle demande si M. Barrot est informé de pratiques selon lesquelles les autorités d’un Etat membre obtiennent que les citoyens d’un autre Etat membre, jugés coupables par les autorités du pays de résidence, purgent leurs peines dans le pays d’origine. Mme Renate Weber a posé sa question le jour même où le porte-parole de Jacques Barrot , interrogé par un journaliste pour savoir si la Commission avait des commentaires à faire sur le système de délation par les médecins en violation du serment d’Hippocrate, a répondu qu’en l’absence de réactions de la part des services, il ne savait pas si la Commission avait des compétences en la matière….. !!