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Pensez à nos enfants ! respectez vos engagements en matière de garde d’enfants. Mieux concilier vie professionnelle et vie familiale.

pdf mise en ligne :05 02 2009 ( NEA say… n° 61 )

COOPERATION JUDICIAIRE CIVILE > Reconnaissance mutuelle

           Pour garantir le principe de solidarité intergénérationnelle, les députés, dans une résolution, demandent aux Etats membres de mettre en œuvre leur engagement d'introduire avant 2010 des services d'accueil et de garde pour 90% des enfants en-dessous de l'âge scolaire obligatoire. Ils appellent pour une révision des politiques d'équilibre entre vie de famille et vie professionnelle.

Le concept de solidarité intergénérationnelle concerne la garde des enfants et la responsabilité des personnes âgées et dépendantes. Dans l'UE, le taux d'emploi pour les femmes avec des enfants à charge est seulement de 62,4%, contre 91,4% pour les hommes.

 

Dans une résolution adoptée par 358 voix pour, 271 contre et 28 abstentions (FR) (EN), le Parlement rappelle aux États membres qu'ils s'étaient engagés, au Conseil européen de Barcelone en 2002, à introduire d'ici 2010 des services d'accueil et de garde d'enfants pour 90% des enfants entre 3 ans et l'âge scolaire obligatoire, et pour 33% au moins des enfants de moins de 3 ans. Cette résolution proposée par le groupe des Verts/ALE a été adoptée sur la base du rapport d'Anna Zaborska (PPE-DE, SK).

 

Il demande à la Commission de présenter une nouvelle proposition de directive relative aux droits et sauvegardes spécifiques en matière de conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale lorsque des membres de la famille se trouvent en situation de dépendance (enfants, personnes âgées, personnes handicapées). Dans la résolution, les députés ont exprimé leur crainte que la proposition de la Présidence tchèque selon laquelle la garde des enfants est "une alternative à part entière à une carrière professionnelle" ne vise à restaurer la division traditionnelle des tâches entre l'homme et la femme.

 

Reconnaître la valeur du travail invisible et informel

 

D'après la résolution, la personne qui consacre son temps et ses facultés à l'accueil et à l'éducation des enfants ou à la prise en charge d'une personne âgée devrait se voir reconnue par la société et que cet objectif pourrait être atteint en conférant à cette personne des droits propres, notamment en matière de couverture sociale et de retraite. Le Parlement    invite la Commission à présenter des initiatives concrètes pour valider les compétences acquises dans l'exercice de tâches d'éducation, de services aux personnes dépendantes et de gestion ménagère "de telle sorte que ces compétences puissent être prises en compte au moment de la réinsertion sur le marché de l'emploi". Ce point a été souligné dans le rapport d'initiative initial d'Anna Zaborska, adopté en commission des Droits de la Femme.

 

Améliorer les conditions de congé de maternité et de paternité

 

Dans le but de promouvoir l'équilibre entre les projets familiaux et les ambitions professionnelles, les députés estiment nécessaire d'agir pour améliorer le traitement non seulement du congé de maternité, mais aussi du congé de paternité et des congés parentaux.

 

Le Parlement demande à la Commission, en collaboration avec les États membres et les partenaires sociaux, d’engager une révision des politiques de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle, en particulier en "garantissant que le coût de la maternité ne soit pas à la charge de l'entreprise mais de la collectivité", et en améliorant l'accessibilité aux services de garde et d'aide aux personnes non autosuffisantes (enfants, handicapés et personnes âgées).

 

Il demande également à la Commission, au Conseil et aux Etats membres de consacrer un article séparé, dans la directive "temps de travail", à la conciliation entre vie professionnelle, vie familiale et vie personnelle.

 

Communiqué de presse de la présidence tchèque à l'issue de la réunion des ministres encharge de la famille

 


 Du communiqué il ressort qu'il est nécessaire de refléter l’intérêt de l’enfant, la qualité des soins et la liberté des familles. Une discussion très fructueuse a montré que les États-membres considèrent le débat sur le thème des soins aux enfants comme très souhaitable. Aujourd’hui, au cours de la réunion des ministres chargés de la Famille organisée par la présidence tchèque au sujet de l’accomplissement de la priorité « soutien horizontal à la famille » dans le cadre des politiques de l’UE, s’est tenue une discussion sur les objectifs de Barcelone visant à soutenir les soins institutionnels aux jeunes enfants.

 

La discussion a confirmé que les opinions des États-membres diffèrent en ce qui concerne la forme du soutien à la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle à cause des différentes traditions et expériences historiques et politiques. La plupart des États ont indiqué qu’ils soutenaient toujours les objectifs de Barcelone, mais qu’ils ne seraient pas atteints d’ici 2010. Certains États ont fait remarquer également qu’il était nécessaire de respecter la division des compétences dans le domaine de la politique familiale.

 

La discussion a montré l’accord général entre les participants sur certains principes qui devraient être pris en considération. A été souligné le principe de l’intérêt suprême de l’enfant en tant qu’un des points de départ de la politique de la conciliation de la vie familiale et de la vie professionnelle. Les positions des États sur ce qui devrait être cet intérêt sont toutefois différentes. L’accord règne dans la question de la prise en considération de la qualité des soins. Les ministres ont mis accent sur l’idée de la liberté des familles qui devrait fonctionner dans les deux directions et mettre en valeur les différentes formes des soins aux enfants en fonction de l’intérêt réel et de la demande des familles. Un certain nombre d’États ont souligné la nécessité de la reconnaissance sociale des soins informels et non-rémunérés aux enfants qui représente une des conditions pour remplir l’objectif visant l’égalité entre les femmes et les hommes.

La réunion des ministres a montré qu’en dépit des positions différentes des États-membres, les participants ont exprimé la même opinion sur le fait qu’il est nécessaire que la recherche des moyens pour remplir les objectifs fixés reflète l’intérêt de l’enfant, la qualité des soins, la liberté des familles aussi bien que la demande. L’ouverture de la discussion sur les thèmes mentionnés des soins aux enfants et de la politique familiale a été saluée par la majorité des participants. La rencontre a ainsi rempli l’objectif que la République tchèque s’était fixé. 

 

Discours du ministre tchèque du travail et des affaires sociales Petr Necas (FR) (EN)