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RIEN NE VA PLUS? Comment reconstruire l'économie sociale de marché dans l'Union européenne, s'interroge le Comité économique et social européen.

pdf mise en ligne :06 02 2009 ( NEA say… n° 61 )

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Pour reconstruire l’économie européenne, les acteurs économiques et sociaux appellent à une nouvelle éthique des banques et une meilleure supervision européenne.

Les 22 et 23 janvier 2009, le Comité économique et social européen a organisé une conférence intitulée : « Rien ne va plus ? Comment reconstruire l’économie sociale de marché européenne » portant sur la situation financière actuelle sur les marchés internationaux et les dangers pesant sur les économies européennes.

Le CESE lance au travers de cette première conférence un cycle de débats avec tous les représentants de la société civile et les acteurs qui sont concernés par la crise: institutions européennes, milieux financiers, économistes et partenaires sociaux, afin d’identifier les mesures concrètes permettant de sortir de la crise.

 

Le président du CESE,  M. MARIO SEPI,  a invité les intervenants à répondre à des questions cruciales :

 

  • Qui est le mieux habilité pour définir et appliquer des nouvelles règles transparentes ?
  • Comment la politique économique peut-elle orienter la régulation des marchés financiers ?
  • Le plan de relance européenne va pour la juste direction ?

 

Ces questions ont été adressées à des personnalités du monde politique, du milieu universitaire et de la société civile.

 

Ils ont débattu ensemble des mesures visant à maintenir la croissance et l’emploi, et trouver ensemble des solutions pour résoudre la crise actuelle.

Le discours de bienvenu a été tenu par M. Mario Sepi, a-t-il dit « il faut reconstruire un modèle social économique différent du passé » ;

Les fondements de l’économie politique doivent être rediscutés : le problème à résoudre est avant tout celui concernant la question « comment crée- t-on la richesse ? Il faut partir du principe que la richesse se crée par le travail et non par l’accumulation d’argent virtuel ».

Le Comité économique et social a souligné qu’il faut donner à la société civile les moyens de s’exprimer parce que elle ne sera seulement un objet ma surtout un sujet.

Il estime qu’il faut aujourd’hui définir un système qualitatif, régulé et transparent reposant sur le modèle social européen, et établir une nouvelle éthique pour les banques.

M. SEPI à fixé pour le mois de prochain mars une conférence avec les gouvernements nationaux pour comprendre les effets de la crise sur la société civile.

Cette crise financière selon M. SEPI a coûté  3% PIB, mais il s’agit d’une évaluation partielle parce que c’est la somme pour sauver les banques et l’économie

mondiale.

Selon le Président du Comité économique et social européen, les gouvernements nationaux ont envoyé des aides aux banques mais celles ci n’ont pas réduit  pour autant leurs taux d’intérêts.

Il faut commencer à penser à un nouveau modèle de consommation, il  faut abandonner les idéologies et être concret, les marchés financiers doivent avoir des règles.

M. SEPI a conclu son discours en cherchant à répondre à la première question, en disant que la BCE doit devenir l’organe de surveillance de toutes les banques européennes.

 

Le premier panel d'intervenants a mis en évidence l'urgence de relancer les investissements à moyen et long terme pour remettre sur pied l’économie européenne et internationale.

John MONKS, Secrétaire général, Confédération européenne des syndicats(CES), a déclaré :  « Le grand risque actuellement, c’est que les banques ne prennent plus de risques ! Il faut les inviter à dégeler les prêts ».

Pour John Monks, il faut un nouveau contrat économique et social « qui permette aux travailleurs de garder leur emploi sans tomber dans le coutre terme ». Nous voulons aussi, a poursuivi John Monks, « faire en sorte que les entreprises ne délocalisent pas, apporter  une aide à l’emploi , garantir la formation des travailleurs, maintenir le pouvoir d’achat des gens, éviter la déflation , promouvoir  la demande et motiver la consommation, étudier ensemble ce qui nous est propre et ce qui nous permet d’avancer en mettant l’accent sur la sécurité des travailleurs »..

Philippe DE BUCK, Directeur Général de BUSINESSEUROPE, a déclaré : « La crise économique est commencé en 2006 avec les subprime, mais en 2008 s’est transformé en a bloc du système bancaire ».

Pour Philippe De Buck « les politiques macroéconomiques ont étés dirigés de façon inadéquate. En 2009 il y aura 4 millions de chômeurs ».

Il a souligné la nécessité de l’intervention des gouvernements nationaux pour résoudre la crise. N’existe pas, a poursuivi De Buck, « une séparation entre marché

financières et économie réel.

De Buck pour conclure a  fixé ses stratégies d’action:

-        réalisation des plans de sauvetage ;

-        suivre le Plan de Stabilité

-        Le rôle de la BCE va renforcé.

De Buck a conclu son discours en disant : "est nécessaire élargir le rôle de l'Europe dans le domaine de la supervision financière, tous doivent contribuer. »

DE BUCK et Gertrude TUMPEL-GUGERELL, Membre du directoire de la BCE, Mme Tumpel-Gugerell a déclaré que la monnaie commune et le marché intérieur ont permis d’amortir la crise et ont appelé l’Union européenne à répondre à cette crise d’une seule voix, avec

une stratégie et un projet commun.

Pour relancer l’économie européenne il faut adopter des politiques monétaires et fiscales appropriés.

Selon Gertrude TUMPELL-GUGERELL : « les responsables politiques européenne ont  bien répondu à la crise financière » .

 

Pour relancer l’économie européenne il faut adopter des politiques monétaires et fiscales appropriés. A cet égard, Pervenche BERES, présidente de la Commission ECON du Parlement européen, a déclaré d’emblée : « La situation n’est pas très bonne. 2008, 2009, et 2010 seront des années très dures. Je pleure l’absence de coordination européenne en matière de plans de relance. Maintenant, on va rentrer dans un débat très politique en se demandant qui on aide et comment on aide.

Les gouvernements nationaux doivent comprendre qu’il est important d’adopter des stratégies à  long terme ».

 

La deuxième session a traité du maintien de la croissance et de l’emploi.

Mme Irini PARI, Vice-Présidente du CESE, a introduit son intervention en présentant les Prévisions intermédiaires pour 2009-2010. La croissance du PIB de l’Union européenne devrait reculer de 2% en 2009 avant de connaître une légère remontée de 0,5% en 2010.

Cette situation résulte des effets de la crise financière profonde sur l’économie réelle et de son corollaire.

Selon la Vice-Présidente du CESE, il faut penser à comme relancer rapidement l’économie. Elle a souligné que le Conseil de l’Union Européenne avait demandé aux Etats membres de consacrer à l’1,5% du PIB pour reconstruire l’économie, mais dans la réalité ils ont consacré seulement au 0,8%. Pour conclure son discours Mme PARI a souligné qu’il faut penser aux implications de ce que nous faisons aujourd’hui pour la croissance du futur.

 

Andrea BENASSI, représentant des PME européennes (UEAPME), réclame une action pour les PME et pas seulement pour les grandes industries : "l’économie européenne repose fortement sur les PME, qui ont jusque là relativement bien réagi, mais entrent dans une période de turbulences".

Ainsi, la crise a un impact réel sur les PME et les PMI « qui souffrent de la crise du bâtiment, de la crise se l’industrie automobile, de la crise bancaire et dans une moindre mesure de la crise de l’industrie des caisses d’épargne ».

Tous les intervenants se sont accordés sur la nécessité de soutenir la demande, de maintenir les emplois, d’investir dans la recherche et la formation et de définir de nouvelles règles pour les marchés financiers.

 

Les participants ont, en conclusion, salué le rôle fondamental du CESE en tant que forum de débat entre représentants de la société civile et partenaires sociaux. Deux éléments majeurs de convergence ont marqué la conférence, comme l’a souligné le Président Mario Sepi dans ses conclusions: d’une part "la nécessité que les banques transmettent la diminution des taux d'intérêt aux entreprises et aux consommateurs" et, d’autre part, "le besoin d'une forte coordination et supervision, voire législation, à établir au niveau européen pour répondre aux attentes des acteurs économiques, sociaux, des familles, des consommateurs et de tous ceux qui sont touchés de plein fouet par cette crise".

 

 

                                                                                 Vaccaro Pia Daniela

Università degli Studi di Firenze

                                                                               Polo delle scienze sociali