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Journée internationale de la Femme : lutte contre la violence envers les femmes. Face aux insuffisances constatées, une nouvelle législation attendue

pdf mise en ligne :10 03 2009 ( NEA say… n° 63 )

IMMIGRATION > Droit à la liberté et à la sûreté

Le vice-président Jacques Barrot, commissaire responsable de la Justice, Sécurité et Liberté, a confirmé l'engagement fort de la Commission pour combattre la violence envers les femmes : "malgré le progrès fait dans l'égalité entre les sexes et les opportunités accrues pour les femmes dans la vie professionnelle et privée, nous devons malheureusement encore aujourd'hui constater que les femmes sont universellement soumises aux violations graves de leurs droits fondamentaux par les actes de violence, d'exploitation et d'abus."

"Ce phénomène est encore largement sous-estimé", le vice-président Jacques Barrot a déclaré et a fait référence aux études récentes sur la violence à l'égard des femmes qui montrent que le nombre de femmes européennes victimes de violence est alarmant. "Au titre d'exemple, le Conseil de l'Europe estime que 20 à 25% des femmes en Europe ont été victimes d'actes physiques de violence au moins une fois pendant leurs vies d'adultes et plus de 10% des femmes européennes ont été victimes des violences sexuelles forcées." Le vice-président a ajouté que "la prévalence de la violence envers les femmes montrée par ces estimations est inacceptable. Outre la souffrance humaine, cette violence a aussi des conséquences sociales et financières graves pour notre société avec des coûts élevés pour les secteurs de santé, services sociaux, policiers et judicaires et pour le marché du travail".

 

La violence à l’égard des femmes prive les femmes de leur capacité de jouir des libertés fondamentales et représente un obstacle sérieux à l’égalité entre les femmes et les hommes. La Commission européenne est donc déterminée à utiliser tous ses moyens politiques, législatifs et financiers afin de contribuer à l'éradication des  disposition l'aide financière attribuée par le programme Daphné III aux partenariats et réseaux d'ONG et aux entités publiques locales européennes qui travaillent pour éradiquer la violence envers les femmes, les jeunes et les enfants.

 

La Commission est aussi actuellement en train de revoir la législation européenne sur la traite des êtres humains. Décision cadre 2002/629 du Conseil (FR) (EN)

 

 Le vice-président Barrot a déclaré que "nous constatons que les filles et les femmes restent toujours le groupe le plus ciblé et constituent la grande majorité des victimes. En effet, les femmes et les filles sont particulièrement vulnérables à la traite en raison de la discrimination à l'égard des femmes, du manque d'offres d'emplois pour les femmes, et de la violence domestique. Par conséquent, en termes de prévention, la promotion des droits de la femme joue un rôle crucial dans la lutte contre la traite."

 

 La proposition de la nouvelle décision cadre sur la traite sera basée sur le respect des droits de l'homme, et augmentera le niveau de protection et d'assistance aux victimes de la traite.